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Alexandre Daubisse (EV)
/ Catégories: Sport, 2014

Le Kite surfing

À 100 à l’heure sur l’eau et dans les airs

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Photo : Daniel Paquet – photo.paquet.ca

Au cours de la longue fin de semaine de la Fête du travail, avait lieu l’une des dernières compétitions de kite surfing de l’année. Apparu en Saskatchewan, il y a une quinzaine d’années, ce sport, encore confidentiel, qui permet de glisser sur l’eau à très haute vitesse, de faire des sauts et de réaliser des figures aériennes, compte de plus en plus d’adeptes en Saskatchewan. 

 

« Les mesures de sécurité et la formation sont essentielles. » 

– Gilles Landry

 

Les aéroplanchistes, si je peux me permettre un néologisme, ont besoin de vents de 15 à 70 km/h pour une bonne expérience. Ils peuvent tripler cette vitesse sur leur planche une fois toutes les conditions réunies. « Il s’agit d’un sport extrême qui peut tuer » précise Sylvie Brassard, qui s’est initiée il y a un an. Gilles Landry, un adepte qui s’est mis à ce sport il y a sept ans mais a dû arrêter pour des raisons de santé, confirme, « c’est dangereux car les vents ne sont pas réguliers, surtout en Saskatchewan. L’ennemi c’est vraiment les rafales. Il faut absolument apprendre avec un instructeur diplômé. »

 

« Le mieux c’est d’apprendre en hiver, de prendre des cours et de s’acheter un équipement fiable et sécuritaire », conseille Sylvie. « C’est un sport dispendieux », explique Gilles. L’investissement de départ coûte cher, « or l’équipement fait la différence. » Sylvie est d’accord mais précise qu’une fois l’équipement acheté, il n’y a plus besoin de faire de dépenses, sauf si on veut acheter des voiles (ou des ailes) de tailles différentes selon la force des vents.

 

« C’est un sport très technique et donc frustrant, au départ. La courbe de progression est basse pendant longtemps mais ça vaut la peine car ça devient très amusant avec la puissance que cela dégage et l’adrénaline. Je suis droguée à l’adrénaline », dit Sylvie en riant.

 

La saison sur les lacs a encore de beaux jours devant elles. Les mi-saisons (printemps et automne) sont en fait les meilleures pour avoir de bons vents. Mais même en hiver vous êtes sûr de voir les voiles des plus mordus dans le ciel infini de nos plaines saskatchewannaises.

 

Les meilleurs endroits (vérifier la direction du vent) sont :

 

En été :

- Fox Point dans la commune de Colesdale sur Last Mountain Lake

- Regina Beach sur Last Mountain Lake

- Saskatchewan Beach sur Last Mountain Lake

- n’importe quel lac suffisamment grand pour permettre des déplacements assez longs

 

En hiver :

- Black Strap Lake, près de Saskatoon

- n’importe quel champ dont le propriétaire vous a donné son autorisation

 

Équipement

 

Il se compose principalement d’une planche avec des cale-pieds, d’une aile de traction, d’une barre pour contrôler les mouvements de l’aile, de quatre à cinq suspentes qui relient l’aile à la barre et d’un harnais de sécurité. Si vous pratiquez ce sport l’été, il faut le faire sur l’eau, et dans ce cas il est nécessaire de porter une combinaison et des bottes. Si vous le pratiquez l’hiver, vos habits de ski sont suffisants pour vous tenir chaud.


Pour plus de renseignements :

www.saskwindsurf.com

prairiekiteboarding.com

www.facebook.com/pages/Saskatchewan-Windriders


1 Note sur le terme kite surfing : si je peux utiliser un mot français à la place d’un mot anglais dans mes textes, je le fais, autant par goût pour la langue que par fierté. Pourtant parfois, ce n’est pas si simple. Une traduction officielle, proposée par l’Office québécois de la langue française, qui devrait être une ressource essentielle pour tout francophone qui se respecte, existe. Il s’agit du terme planche aérotractée. Tandis que, techniquement, ce terme est une traduction précise et descriptive de l’objet, elle ne décrit pas l’activité. On pourrait dire faire de la planche aérotractée mais on a du mal à l’utiliser naturellement. Dans le milieu de ce sport en Saskatchewan comme au Québec, « ça pogne tout simplement pas », si j’ose dire. Alors, au risque de déplaire, tant que nous n’aurons pas un terme français qui accroche, je me contenterai d’utiliser l’anglicisme par pragmatisme et usage.

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