PAFC
Close
Le CCS repense son identité et devient le CÉCS Le CCS repense son identité et devient le CÉCS

Le CCS repense son identité et devient le CÉCS

32491

Depuis le samedi 17 octobre 2015, le Conseil de la Coopération de la Saskatchewan est officiellement devenu Conseil économique et coopératif de la Saskatchewan (CECS). Un changement destiné à spécifier le rôle et la mission du l’organisme au sein de la communauté.

 

7Shifts lauréate du prix BRAVO entreprises 2015 7Shifts lauréate du prix BRAVO entreprises 2015

7Shifts lauréate du prix BRAVO entreprises 2015

L’innovation francophone 2.0 récompensée par le CÉCS

34299
REGINA - Journée faste, le samedi 17 octobre 2015, pour le Conseil de la Coopération de la Saskatchewan. Le CCS est officiellement devenu le CECS, le Conseil économique et coopératif de la Saskatchewan. La journée s’est terminée par le banquet du Prix BRAVO entreprises qui a été remis à l'entreprise...
Subway débarque à Gravelbourg Subway débarque à Gravelbourg

Subway débarque à Gravelbourg

GRAVELBOURG - Un restaurant Subway vient d’être inauguré à Gravelbourg. L’arrivée de la chaîne de...
32478
Le CCS enrichit son aide aux chercheurs d’emploi Le CCS enrichit son aide aux chercheurs d’emploi

Le CCS enrichit son aide aux chercheurs d’emploi

Outre les foires, le Conseil de la Coopération de la Saskatchewan (CCS) a lancé des ateliers pour mieux appréhender le...
28148
Le CCS attend plus de justice avec les anglophones Le CCS attend plus de justice avec les anglophones

Le CCS attend plus de justice avec les anglophones

REGINA - Le Conseil de la Coopération de la Saskatchewan espère que le pouvoir issu des prochaines élections, épaulera...
28891
Le français, un atout de taille en affaires Le français, un atout de taille en affaires

Le français, un atout de taille en affaires

Le Réseau de développement économique et d’employabilité (RDÉE) Canada a profité de la tenue de...
22018
RSS
First567810121314Last
Conseil économique et coopératif de la Saskatchewan

Le CCS sur Facebook

Nouvelles du CÉCS

2 postes à combler : Conseillers.ères en développement économique

Le Conseil économique et coopératif de la Saskatchewan (CÉCS) est à la recherche de deux Conseillers/Conseillères en développement économique (CDÉ). Date de clôture : 17 décembre 2021 Plus de détails The post 2 postes à combler : Conseillers.ères en développement économique appeared first on CÉCS.
Monday, November 15, 2021/Author: Conseil économique et coopératif de la Saskatchewan/

Poste à combler : Conseiller.ère en emploi

Le Conseil économique et coopératif de la Saskatchewan (CÉCS) est à la recherche d’un conseiller(ère) en emploi).  DÉTAILS The post Poste à combler : Conseiller.ère en emploi appeared first on CÉCS.

Offre d’emploi : Coordonnateur.trice du programme Jeunesse Canada au Travail

Le Conseil économique et coopératif de la Saskatchewan (CÉCS) est à la recherche d’un Coordonnateur/Coordonnatrice du programme Jeunesse Canada au Travail dans les deux langues officielles (JCTDLO). DÉTAILS The post Offre d’emploi : Coordonnateur.trice du programme Jeunesse Canada au Travail appeared first on CÉCS.
Thursday, September 30, 2021/Author: Conseil économique et coopératif de la Saskatchewan/
RSS
1234567810Last

Actualité économique

Le Mois de l’histoire des Noirs : quid de la culture dans toute cette histoire ?
Charlie Mballa
/ Categories: Arts et culture, Chroniques

Le Mois de l’histoire des Noirs : quid de la culture dans toute cette histoire ?

Chaque année, le Mois de l'histoire des Noirs, souvent réduit à un rendez-vous avec la mémoire, nous invite à aller au-delà du mois de février, voire au-delà des Noirs, afin de mener une réflexion collective sur notre rapport à la diversité culturelle, et surtout à considérer la pluralité des sources de notre identité.
Il s’agit donc de repenser ce Mois et cette histoire, en lui faisant de la place dans nos systèmes culturels, nos institutions, nos récits collectifs.

Le défi est certainement de taille : comment dépasser la logique du mois commémoratif et réinscrire cette histoire dans une culture partagée, qui ne se contente pas de rappeler, mais qui transforme ?
C’est dire qu’il est question ici de cultiver la diversité en questionnant comment et dans quelle mesure toutes ces expériences commémoratives sont intégrées dans nos arts, notre éducation et nos espaces publics. Vous me voyez venir : une prise de conscience des angles morts de cette histoire s’impose !

Il y a d’abord l’histoire que l’on connaît peu, celle qui échappe aux récits officiels. Il y a ensuite l’histoire que l’on connaît mal, souvent simplifiée ou réécrite par ceux et celles qui ont l’outrecuidance de prétendre refaire l’histoire, laissant leurs sensibilités et leurs souvenirs prendre l’ascendant sur le verdict des faits. Il y a enfin l’histoire méconnue, parfois même déformée, et donc malmenée par des manœuvres ethnocentristes.

Une histoire peu connue

L’histoire des Noirs n’est pas qu’un combat pour l’égalité juridique ou contre les discriminations, c’est aussi une histoire de production culturelle, de pensée critique, d’échanges entre continents et générations.

L'histoire des peuples noirs reste, paradoxalement, dans l'ombre de nos connaissances collectives. Tandis que nous célébrons chaque année le Mois de l'histoire des Noirs, force est de constater que cette commémoration, aussi noble soit-elle, ne représente qu'une goutte d'eau dans l'océan d'une histoire millénaire.

Image

Les grandes civilisations africaines précoloniales, de l'empire du Mali à celui du Ghana, en passant par le royaume du Bénin, ont façonné des sociétés complexes, avec des systèmes politiques sophistiqués, des innovations technologiques et des expressions artistiques raffinées.

Ces contributions culturelles, de la musique à l'architecture, en passant par la littérature orale, constituent un patrimoine universel qui enrichit l'humanité tout entière, mais dont la (re)connaissance reste trop souvent superficielle dans nos institutions culturelles.

Cette richesse, souvent éclipsée au profit d’un récit convenu et centré sur quelques figures incontournables, est celle des intellectuels, des artistes, des bâtisseurs d’institutions qui ont contribué hier et contribuent encore aujourd’hui à la redéfinition des identités et des espaces culturels à travers le monde.

Plus troublant encore est le constat d'une histoire non seulement peu connue, mais également déformée par le prisme des préjugés et des simplifications abusives.

Une histoire mal connue…

La traite négrière, par exemple, est souvent présentée comme un phénomène uniforme, occultant la diversité des résistances, des adaptations et des survivances culturelles qui ont marqué cette période.

Les récits dominants tendent à réduire l'expérience noire à celle de la victime passive, ignorant la richesse des stratégies de survie, de résilience et de réinvention culturelle qui ont permis la préservation et la transformation des héritages africains.

Nos musées, nos programmes scolaires et nos industries culturelles doivent aujourd'hui relever davantage le défi d'une représentation plus fidèle de cette complexité historique.

Si on insiste sur la contribution des Noirs à la musique, au sport ou aux luttes sociales, on ne doit pas négliger le rôle de ces derniers dans l’évolution des idées, des savoirs, des institutions et des langages culturels.

Que dire de la philosophie politique des panafricanistes ? Quid de la contribution des artistes noirs dans les avant-gardes esthétiques ? Que penser des formes narratives et orales qui ont irrigué bien des traditions littéraires modernes ? Bref, tout un pan de l’histoire des Noirs est encore mésestimé.

…et méconnue

Dans un contexte postcolonial, les puissances dominantes ont souvent vu en l’émancipation des peuples noirs une menace et l’histoire des Noirs un enjeu politique et géopolitique.

Image

L'histoire de Patrice Lumumba, icône du panafricanisme et martyr de l’indépendance congolaise, illustre parfaitement cette tendance à la diabolisation des mouvements nationalistes africains, lui qui fut assassiné au motif qu’il avait des inclinations communistes.

Son cas n’est pas isolé, si l’on considère le sort d’autres leaders, du Ghanéen Nkrumah au Burkinabè Sankara, en passant par les Camerounais Ruben Um Nyobè et Félix-Roland Moumié, ou, plus près de nous, Malcolm X. Leur nationalisme fut perçu comme une menace, plutôt que comme une expression légitime d’autodétermination culturelle et politique.

Aujourd’hui encore, le procès de Nicolas Sarkozy en France, sous la présidence duquel la mort a été infligée à Mouammar Kadhafi sous le prétexte officiel d’instaurer l’État de droit en Libye, nous livre de précieuses leçons.

Ce procès, au-delà de ses non-dits, constitue un témoignage historique de la lecture à géométrie variable de l’histoire, où les mêmes aspirations peuvent être jugées légitimes ou dangereuses selon leur origine géographique et raciale.

Souvent objet de manipulation et de falsification, l’histoire des Noirs et la reconnaissance des cultures noires ne doivent plus se limiter à quelques expositions temporaires, à des spectacles folklorisés ou à une présence symbolique dans les médias, sans une remise en question profonde des structures qui perpétuent l’exclusion, la marginalisation et l’invisibilisation.

Restituer l’histoire, par-delà le Mois

Rendre justice à l’histoire des Noirs, c’est refuser un récit édulcoré, factice, fait de simulation et de dissimulation. C’est reconnaître l’apport des cultures noires à la construction des sociétés modernes, en assumant leurs influences sur la littérature, la philosophie, les sciences et les arts.

C’est aussi accepter que cette histoire ne soit pas seulement celle du passé, portée par quelques organismes culturels, aussi dynamiques et engagés soient-ils, mais un levier pour repenser le présent et l’avenir.

Restituer cette histoire n’est pas non plus qu’un exercice académique : c’est une « révolution culturelle ».

Il ne suffit pas d’ajouter quelques chapitres dans les manuels scolaires ou d’organiser des événements ponctuels. Il est grand temps que les systèmes culturels intègrent pleinement tous les pans de cette histoire par souci de vérité et d’authenticité.

Cela implique de redéfinir les espaces culturels, d’ouvrir les institutions à ces voix/voies trop longtemps tues ou occultées et d’accepter que l’histoire des Noirs ne soit pas une parenthèse, mais une composante essentielle du patrimoine humain.

Célébrer l’histoire des Noirs, c’est, certes célébrer la diversité, mais c’est surtout « cultiver la diversité ». Il s’agit, en définitive, d’un exercice de légitimation de cette histoire à jamais inscrite au cœur de notre manière de penser le monde.

Chronique Pan d’Afrique – Une collaboration avec Le Franco

Print
376

Charlie MballaGhita Hanane

Other posts by Charlie Mballa
Contact author
Comments are only visible to subscribers.

Contact author

x
Terms Of UsePrivacy Statement© Copyright 2025 Journal L'Eau Vive. Tous les droits sont réservés.
Back To Top