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Nikolas Gélinas : Récit d’une réussite

Auteur: Alexandre Daubisse (EV)/12 juin 2014/Catégories: Éducation, Écoles fransaskoises, 2014

Nikolas se dit fier d’avoir remporté le prix de la Pensée historique. Il peut l’être. Derrière ce prix, ce sont des dizaines d’heures de recherches et un investissement total dans un projet.

 

De nombreuses sources

 

Une grande partie de sa recherche a été faite dans les livres, mais pas seulement. À la lecture de quatre ouvrages spécialisés sur Radisson et Groseilliers, s’est ajoutée une liste de livres sur le sujet des Coureurs des bois.

 

Nikolas s’est tourné vers l’historien, Laurier Gareau, et vers son grand-père pour des compléments d’information ainsi que vers la Société historique de la Saskatchewan (SHS), qui lui a fourni des fourrures, des livres et une couverture de la Compagnie de la Baie d’Hudson. Le musée virtuel sur les Coureurs de bois et les Voyageurs sur Internet et des vidéos en ligne ont également été consultés. Jusque-là, cette démarche est finalement peu remarquable, bien que tous les participants à la foire du Patrimoine n’aient certainement pas mis autant d’engagement dans l’exploitation de ressources aussi diversifiées.

 

Pour illustrer et décorer son kiosque, Nikolas a utilisé plusieurs artéfacts : une peau de castor lors de la foire provinciale, des fourrures que son père avait ramenées des Territoires du Nord-Ouest ainsi qu’un canot en écorce, entre autres, fourni par les grands-parents de ses amis amérindiens.

 

Le travail nourrit par la passion

 

Là où le parcours de Nikolas devient particulièrement intéressant, c’est dans sa démarche personnelle. Passionné par son sujet, Nikolas a voulu se mettre à la place des coureurs de bois. Son grand-père lui a enseigné à tracer les animaux. Ses amis amérindiens et son grand-père lui ont appris à poser des collets, à faire du beef jerky et du pemmican. L’un de ses amis, à la fois cri et inuit, lui a appris comment améliorer ses collets en y ajoutant quelques morceaux de bois.

 

Avec son père, Nikolas s’est mis à la pratique de la chasse pour faire comme ses ancêtres (voyageurs et coureurs des bois) et obtenir une nourriture naturelle, sans additifs chimiques. Intéressé par la nature et la trappe, Nikolas a ainsi tissé des liens solides avec ses ancêtres. Grâce à son vécu, l’histoire de ses ancêtres est devenue son présent. Son projet de recherche est devenu une expérience de vie. C’est son vécu qui résonne en lui, et qui s’est exprimé à travers son kiosque et sa présentation, qui lui a valu l’un des quatre prix de la foire du Patrimoine, le prestigieux prix de la Pensée historique.

 

Féliciations à Nikolas pour son investissement et pour sa première place.

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