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Jean-François Dubois
/ Catégories: Courrier du lecteur

Lettre à Tante Irène

Irène Chabot (1930-2018)

Irène Chabot (1930-2018)

Photo: gracieuseté famille Chabot
Où que vous soyez,
Mes humbles salutations,

Tante Irène.

Il y a déjà quelques années, j’ai eu le privilège de vous côtoyer dans le cadre de mon travail à Radio-Canada. Que ce soit lors de débats publics ou à l’occasion d’entrevues radiophoniques à l’émission Carrefour Nord-Sud, vous donniez l’heure juste, quelque soit le chapeau que vous portiez. La langue de bois…vous ne connaissiez pas!

C’est d’ailleurs dans le cadre de cette émission que je me suis permis de vous nommer ‘’Tante Irène’’, question de vous taquiner. L’inspiration venait d’une chanson de Gilles Vigneault qui vous décrivait bien :

On dit dans le village
Qu'elle a cent ans
Mais toujours à l'ouvrage
Passe son temps
Et fait des courtepointes
Et des coussins
Qui portent son empreinte
Dans leurs dessins

 

Qui dira que l'amour s'enfuit
Que la rose passe avec lui
Qui dira que l'amour s'enfuit
Que la rose passe avec lui

 

Dites-moi, tante Irène
Tout autrefois
Étiez-vous musicienne
Racontez-moi
Sur tout ce que vous faites
Est-ce un adon
On voit la silhouette
D'un violon
(Gilles Vigneault)

 

Plus d’une fois, dans le cadre de votre bénévolat, vous avez accordé nos violons. Comme le dit si bien Françoise Sigur-Cloutier, « Vous connaissiez la musique. » Et que dire de vos courtes pointes politiques qui finissaient toujours à nous réunir, afin d’avancer dans la même direction.

J’espère que la communauté a chanté cette belle poésie, qui vous ressemble tant, lors de votre dernier retour à Ferland. À moins que ce soit des Pinsonneault, Marcotte et Dubé, pour ne nommer que ceux-là, qui l’ont interprété avec votre Alfred lors de vos retrouvailles de l’autre côté de la rivière de la vie.

Je souhaite que la communauté fransaskoise sache marquer votre passage ici, afin que la jeune génération réalise que travail, dévouement et générosité peuvent faire avancer une communauté.

Merci Irène. Saluez pour moi ceux qu’on nommait hier, les mandarins fransaskois.

Jean-François Dubois

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