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L’art du débat enseigné aux jeunes

Plus de 200 personnes ont participé de façon virtuelle au Tournoi des débats des jeunes le 20 novembre, incluant débatteurs, organisateurs, juges et observateurs. Cette année, le bilinguisme était au rendez-vous et 15 élèves de l’École canadienne-française de Saskatoon ont pris part à l’activité.

Organisé par la Saskatchewan Elocution and Debate Association (SEDA), l’événement a permis à une centaine de jeunes de la Saskatchewan de découvrir le monde des joutes oratoires et de l’argumentation.

Fiseko Musonda
Fiseko Musonda, directrice générale de la Saskatchewan Elocution and Debate Association (SEDA)
Crédit : Capture d’écran

Le premier tour des débats avait lieu en matinée et avait pour thème « Est-ce que le père Noël devrait donner des cadeaux seulement aux enfants sages ? » Un deuxième tour après le dîner portait, lui, sur la proposition suivante : « Les cadeaux faits maison sont meilleurs que ceux achetés en magasin. » 

Deux équipes, l’une en accord et l’autre en désaccord avec les affirmations, ont ainsi argumenté, tentant de convaincre les juges de la solidité de leur réflexion. 

La directrice générale de la SEDA, Fiseko Musonda, est d’avis que ces activités sont cruciales pour la formation des enfants : « Ça force les jeunes à penser et à prendre position face à un sujet sur lequel ils ne sont pas nécessairement d’accord. Ils sont poussés à discuter et argumenter avec d’autres qui partagent un point de vue différent du leur. »

Ludique et enrichissant

Bertrand Giroux
Bertrand Giroux, directeur adjoint du Pavillon élémentaire Monique-Rousseau de l’École canadienne-française de Saskatoon
Crédit : Capture d’écran

À raison d’une à deux sessions par semaine pendant trois semaines, Bertrand Giroux, directeur adjoint du Pavillon élémentaire de l’École canadienne-française de Saskatoon, a préparé ses quelques dizaines d’élèves à cette journée. 

« Avec les élèves, nous avons décidé de choisir le format discussion pour les débats, plutôt que le format national. C’est sensiblement la même chose, explique-t-il, mais à la fin il y a des minutes accordées aux deux équipes pour discuter du thème. »

 « C’était vraiment l’fun de travailler les midis avec M. Giroux, je l’aime beaucoup », témoigne Camille Price de l’équipe Brouillard, l’une des trois équipes gagnantes de la section francophones débutants.

Le format virtuel de l’événement a constitué un défi pour les participants : « On a eu beaucoup de difficultés à rentrer dans le débat, on a demandé plusieurs fois à la mère de mon amie de nous aider car on n’arrivait pas à se connecter », explique Camille. 

Outre les problèmes de connexion, les jeunes de la 5e à la 8e année disent avoir grandement apprécié l’expérience. « On était un peu nerveuses au début, mais on a commencé à s’habituer dans le deuxième tour en après-midi et c’était l’fun », ajoute l’étudiante en 6e année. 

Le point de vue est unanime chez les jeunes : apprendre à argumenter sera un plus pour leur avenir. « Ça va me servir pour négocier un prix pour une voiture », prend pour exemple Anna, également étudiante en 6e année. 

Sa camarade Camille la rejoint, en rigolant : « Oui, je crois aussi que ça peut me servir si je veux argumenter pour avoir des chips ! » Quant à elle , Reece Oleksyn affirme que ses compétences orales nouvellement acquises pourraient lui servir un jour si elle se retrouvait face à un juge en cour.

Le Tournoi des débats des jeunes reviendra pour une nouvelle édition en 2022.

À propos de la SEDA
La Saskatchewan Elocution and Debate Association (SEDA) est un organisme de bienfaisance enregistré et un organisme bénévole fondé en 1974 qui se consacre au développement communautaire. Son objectif principal est de promouvoir le débat et la parole dans toute la Saskatchewan en organisant des tournois, en aidant à démarrer des clubs de parole et de débat, en organisant des ateliers et en enseignant les techniques de parole et de débat aux élèves de la 5e à la 12eannée.

 

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