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La représentativité de notre organisme porte-parole

Le 24 novembre 2016 l’Eau vive publiait un article qui se penchait sur la représentativité des organismes porte-parole. On pouvait y lire la citation suivante de Gilles Paquet, chercheur principal au Centre d’études en gouvernance de l’Université d’Ottawa : « Quand un groupe veut et se dit activement défenseur des droits ou des besoins d’une communauté, il faut absolument qu’il ait un point d’ancrage dans cette communauté. Autrement, sa légitimité ou sa crédibilité est nulle…  Si on était sérieux (dans ces organismes de représentation) on aurait activement fait la mobilisation du groupe, on aurait des cartes de membre, on aurait des listes de membres, on aurait des gens que l’on tient très informés de ce qu’on dit et auxquels on réfère  ».

Il serait peut-être opportun de se pencher sur cette question en ce qui a trait à l’Assemblée communautaire fransaskoise (ACF), notre organisme porte-parole. Le 24 juin prochain, l’ACF tient une assemblée de ses « membres » pour voter sur des changements aux règlements de l’organisme. L’un de ces changements soulève une polémique au sein de la communauté (voir courrier du lecteur). Il est en effet proposé de restreindre le droit de vote aux citoyens canadiens et aux résidents permanents.

Peut-être que cette histoire de droit de vote est prise par le mauvais bout de la lorgnette. Avec ou sans la modification proposée, la définition de « membre votant » de l’ACF a une approche passive. Pour être membre, selon les statuts actuels, il suffit d’avoir 16 ans, de résider Saskatchewan depuis au moins six mois, d’être intéressé à promouvoir le fait français et de respecter les buts fondamentaux de l'ACF. On ne demande aucun engagement actif ou concret des personnes.

Pourquoi ne pas profiter de la refonte des règlements pour avoir une définition active de qui peut être membre? Puisque l’ACF est l’organisme « porte-parole » de la communauté, il suffirait qu’une personne devienne membre de n’importe quel organisme qui siège à la Table des élu.e.s pour automatiquement être membre de l’ACF et avoir droit de vote.

Ceci permettrait d’à l’ACF d’avoir une liste de membres qui ont un certain engagement au sein de la communauté. Et, comme le recommande Gilles Paquet, elle pourrait alors émettre des cartes de membres.

Il se peut que cela amène certains organismes à faire un examen de conscience. Si une association, locale ou provinciale, n’arrive pas à convaincre un certain nombre de personnes à débourser une somme minime, par exemple 10$ par année, pour être membre, elle devrait peut-être se questionner sur sa raison d’être.

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