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La Cité gagne son titre de faculté

Le 1er septembre 2022, la Cité universitaire francophone de l’Université de Regina a enfin obtenu le statut de faculté, un titre qui lui permettra de mieux répondre aux aspirations et aux besoins des francophones de la Saskatchewan. Pour célébrer la bonne nouvelle, une soixantaine de personnes se sont rassemblées autour d’un souper à la Rotonde le 14 octobre.

C’est formidable

« Cette nouvelle étape dans la vie de notre institution est le résultat de plusieurs années de travail et de réflexion. C’est formidable… It’s a really big deal », se félicite Emmanuel Aito, doyen de la Cité. 

L’obtention de ce statut permettra à l’établissement d’élargir son éventail de programmes en français, ce qui ouvrira la porte à des partenariats et à un avenir plus prometteur pour l’éducation supérieure en français dans la province.

Une série de transformations

C’est en 1918 que l'éducation universitaire francophone voit le jour à Gravelbourg dans le cadre d'un partenariat entre le Collège Mathieu, proposant un programme d'études classiques en français, et l'Université d'Ottawa.

En 1968, le Centre d'études bilingues s'établit à Regina, sur le campus de l'université, pour prendre la relève de la responsabilité de l'éducation universitaire en français en Saskatchewan.

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Emmanuel Aito, doyen de la Cité universitaire francophone de l’Université de Regina Crédits : Leslie Diaz

À la fin des années 1980, une entente de 10 millions de dollars entre les gouvernements fédéral et provincial donne la chance aux étudiants de suivre un programme universitaire en français à l’Université de Regina au travers de l'Institut de formation linguistique. En 2003, son mandat est révisé avec la participation de la communauté fransaskoise pour créer l'Institut français.

En 2012 se dessinent les premiers traits de ce qui deviendra la Cité. L'Université de Regina met alors sur pied un groupe de travail pour réfléchir à l'avenir de l'Institut français dans le contexte global de l'éducation en langue française à l'université.

C’est trois ans plus tard, en 2015, que le Département de français fusionne avec l'Institut français pour créer une seule et unique entité académique autonome : la Cité universitaire francophone.

Un nouveau statut

Le nouveau statut académique de faculté confère notamment à la Cité l'autorité de gérer ses programmes universitaires et de décerner des diplômes.

« La faculté prend enfin sa juste place au sein de l’Université de Regina, souligne Emmanuel Aito. Désormais, rien n’empêchera la Cité de poursuivre son évolution et d’entreprendre des démarches pour développer de nouveaux partenariats stratégiques, positifs et innovants à travers la province et le pays. »

Un enthousiasme pour les projets à venir partagé par le président et vice-chancelier Jeff Keshen : « Ce nouveau statut va permettre de décupler la formidable énergie qu’offrent les programmes en français de la Cité », estime ce dernier.

Un atout de plus pour la communauté

Dans les dernières années, la Cité a mis en place de nombreux partenariats, autant au sein de l’Université de Regina qu’auprès d’autres institutions ou organismes de la communauté fransaskoise.

L’honorable Ginette Petitpas Taylor, ministre des Langues officielles, avait notamment remarqué cette union solide entre l’institution et la communauté lors de son passage en Saskatchewan au mois de juillet dernier.

Un lien que la ministre n’a pas manqué de rappeler dans son message vidéo adressé à la Cité pour l’occasion : « Je suis extrêmement fière et heureuse d’apprendre cette grande nouvelle. Je sais que cette victoire permettra des avancées à la communauté fransaskoise et aux futures générations d’étudiants francophones. »

Le sentiment est partagé par Denis Simard, président de l’Assemblée communautaire fransaskoise (ACF) : « Plus que jamais, je suis confiant que les relations entre la Cité universitaire, l’Université de Regina et la communauté fransaskoise vont se solidifier davantage et que nous allons pouvoir élargir les services disponibles en français sur ce campus. »

Dans les deux dernières années, la Cité a élargi son offre en proposant, entre autres, des programmes de baccalauréat et de maîtrise en éducation française, mais aussi une nouvelle mineure en études africaines et un cheminement intégré au droit. 

« L’une de nos prochaines étapes et de créer un programme de baccalauréat bilingue en travail social avec la Faculté des sciences sociales. Les portes vont progressivement s’ouvrir », promet le doyen Emmanuel Aito.

 

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