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Faire reconnaître l’apprentissage non formel et informel du français

Faire reconnaître l’apprentissage non formel et informel du français

En dehors du cursus scolaire, les situations d’apprentissage sont infinies. C’est le message que veut faire passer le Réseau pour le développement de l’alphabétisme et des compétences (RESDAC). Une considération que l’organisme veut faire inscrire dans la modernisation de la Loi sur les langues officielles.

Que ce soit dans un cours de danse, en cuisinant avec sa grand-mère ou encore en visionnant une démonstration en ligne pour réparer son aspirateur, les apprentissages informel et non formel se font tout au long de la vie, soutient le RESDAC.

En contexte de minorité linguistique, ces situations d’apprentissage en français jouent un rôle fondamental dans la vitalité des communautés et dans l’usage de la langue française hors des établissements d’éducation.

Une reconnaissance officielle

Il était donc important d’en faire mention dans la nouvelle Loi sur les langues officielles selon Denis Desgagné, directeur général du RESDAC : « Selon nous, il fallait que cette composante d’apprentissage non formel et informel soit reconnue. L’UNESCO et l’OCDE en parlent déjà depuis plusieurs décennies. »

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Denis Desgagné, directeur général du Réseau pour le développement de l’alphabétisme et des compétences (RESDAC) Crédit : Archives L’Eau vive

Après des mois d’efforts, le RESDAC est parvenu à faire voter un amendement en ce sens par le Comité des langues officielles. Le 17 février, la proposition présentée par la députée néo-démocrate Nikki Ashton demandait ainsi la modification du nouvel article 41(3) afin qu’il fasse figurer le crucial ajout.

« Le gouvernement fédéral s’engage à renforcer les possibilités pour les minorités francophones et anglophones de faire des apprentissages de qualité, en contexte formel, non formel et informel, dans leur propre langue tout au long de leur vie, notamment depuis la petite enfance jusqu’aux études postsecondaires. »

Plusieurs façons d’apprendre

« Nous avons été confrontés à beaucoup d’incompréhension, tant de juristes que de la part des députés du Comité permanent des langues officielles, relate Denis Desgagné. Ils posaient beaucoup de questions et ne saisissaient pas la différence entre le non formel et l’informel. »

Le responsable et son équipe ont donc entrepris un travail de vulgarisation sur la distinction entre ces trois types d’apprentissage.

L’apprentissage formel est celui qui se fait dans des institutions d’enseignement, du préscolaire à l‘université. L’informel est l’apprentissage qui se fait de manière spontanée, en famille, entre amis ou entre collègue, à travers les échanges et les discussions.

Le non formel, quant à lui, est organisé et structuré, mais ne se donne pas dans un cadre scolaire. Par exemple, un atelier de poterie dans un centre communautaire ou un tutoriel de programmation en ligne sont des situations d’apprentissage non formel.

« Si je donne une formation sur le changement social à des organismes communautaires, c’est aussi du non formel », illustre Denis Desgagné.

Pourquoi ces considérations sont-elles si importantes ? « Il faut prendre conscience de ces trois dimensions pour les favoriser, les conditionner, les intégrer dans nos stratégies, répond le directeur du RESDAC. La reconnaissance de ces dernières dans la Loi sur les langues officielles va permettre aux organismes de les identifier et de les promouvoir en synergie. »

La Fédération de la jeunesse canadienne-française (FJCF), qui propose des formations et des activités aux jeunes de tout le pays, se félicite de cette avancée.

« Nous sommes ravis que la Loi reconnaisse le rôle que les communautés jouent dans l’éducation des jeunes », affirme la directrice générale de la FJCF Josée Vaillancourt. « Leur construction identitaire passe, entre autres, par des expériences significatives en français, à l’extérieur des murs de l’école. »

Le RESDAC compte pour sa part intervenir par le biais de campagnes en faveur des différents types d’apprentissage, afin de provoquer des occasions d’acquérir de nouvelles connaissances et compétences de l’enfance à l’âge d’or.

Différents types d’apprentissage
Selon des informations de l’Observatoire compétences-emplois de l’Université du Québec à Montréal
L’apprentissage formel : est donné dans un contexte organisé et structuré comme un établissement d’enseignement, de formation ou sur le lieu de travail ; est explicitement désigné comme apprentissage et intentionnel ; résulte habituellement sur une validation ou certification
L’apprentissage informel : se trouve dans les activités de la vie quotidienne – travail, famille, loisirs ; n’est pas organisé et n’est pas structuré ; est non intentionnel ; on parle parfois d’apprentissage expérientiel
L’apprentissage non formel : fait partie d’activités planifiées qui ne sont pas explicitement désignées comme apprentissage ; est intentionnel de la part de l’apprenant ; les activités communautaires s’inscrivent dans ce type d’apprentissage

 

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Anne-Hélène Mai – IJL-Réseau.PresseMarie-Lou Bernatchez

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