Skip Navigation
PAFC
RVF 2025

Un groupe de parent réclame du sang neuf au CSF

Entretien avec Alpha Barry du regroupement des parents anciennement silencieux

Qui sont les parents anciennement silencieux? 

 

Les parents anciennement silencieux comptent 105 membres à Regina, Saskatoon, Ponteix, Gravelbourg et Moose Jaw et sont de plus en plus nombreux. Les membres sont les parents et grands-parents des clients et futurs clients du Conseil des écoles fransaskoises (CÉF).

 

Pourquoi réclamez-vous la démission des élus du Conseil scolaire fransaskois (CSF)?

 

75% des membres du CSF sont là depuis 5 ou 10 ans. Ils sont tous impliqués dans les décisions prises qui ont affaibli le système scolaire, telle que l’extension du réseau des écoles. Il n’y avait pas d’argent pour ça. Une vingtaine de décisions ont été prises sans stratégie ni obligation de les prendre. Un déficit est une question de choix, pas de manque d’argent.

 

De plus, les membres du CSF n’acceptent pas la responsabilité de ce qui se passe. Ils n’apprennent pas de leurs erreurs et ne proposent pas d’alternatives.

 

La direction de l’éducation et la direction-adjointe de l’éducation, en tout une vingtaine d’employés, ont payé de cette gestion. Le CSF aurait dû démissionner par solidarité mais ne l’a pas fait.

Enfin, les parents ne souhaitent pas vivre le stress de l’incertitude de l’avenir du CÉF.

 

Vous avez déclaré que vous souhaitiez que les conseillers et administrateurs du CSF suivent une formation sur la diversité culturelle. Quels exemples concrets avez-vous de problèmes résultants d’une mauvaise connaissance de la diversité culturelle? 

 

On ne doit pas attendre les problèmes. On ne rentre pas dans les détails. On parle sur le plan stratégique. La diversité est un phénomène d’actualité. 

 

La réponse du CSF à la question de la diversité soulevée pour le regroupement de parents est une allusion aux qualifications des employés. Il s’agit d’un hors-sujet total qui souligne un manque de discernement total. 

 

Rien ne prépare les employés du CÉF à cette diversité culturelle [allusion aux nouveaux arrivants en provenance d’Europe et d’Afrique, ndlr]. Il faut mettre en place une procédure pour éduquer tout le monde aux aspects de la diversité. Il faut donner une formation aux employés pour accepter le changement imposé. Il s’agit de mettre en place une procédure qui permette aux différents groupes d’individus de se comprendre, d’accepter ses différences et de travailler dans un cadre harmonieux.

 

Selon les Parents anciennement silencieux, comment le CSF aurait-il pu éviter la crise actuelle?

 

En s’assurant de prendre des décisions avec analyse du risque. Il s’agit d’être réalistes dans nos dépenses et de vivre selon nos moyens.

 

Quelle analyse faites-vous des mesure de compressions annoncées? 

 

Si le CSF avait envisagé des perspectives de solutions dès le début, il n’y aurait pas eu besoin de mettre en place ces solutions drastiques. C’est une raison de faire partir les membres du CSF.

 

Les solutions que nous envisageons sont un apport de sang neuf, de personnes crédibles, qui savent ce qu’elles font. Un nettoyage est nécessaire. Il faut partir sur de nouvelles bases, revenir vers le gouvernement et négocier car la formule de financement actuelle ne fonctionne pas.

 

Le ministre de l’Éducation a sermonné les membres du CSF, alors il est difficile pour eux de négocier avec le gouvernement. Et le fait de couper des postes n’est pas une bonne solution.

 

De plus, il faut cesser de s’adonner au culte du silence. Pour avancer et avoir un système scolaire fort, il faut dire les choses. On élit les gens par acclamations et non selon leurs compétences, c’est un problème. 

 

Le ministre de l’Éducation a manifesté ses préoccupations concernant la situation actuelle au CÉF. Est-ce qu’un conflit entre parents et administration ne risque pas de nuire à la situation actuelle et précipiter l’intervention du gouvernement?

 

Il faut responsabiliser la communauté et dire les choses. Le CSF a pris des décisions, il doit prendre ses responsabilités, comprendre que son mandat n’est pas rempli et partir.

 

Pour éviter une mise sous tutelle, nous proposons de faire le nettoyage et d’apporter du sang neuf. Il faut partir sur de nouvelles bases. La réputation des francophones risque de souffrir si le CSF ne part pas. Les anglophones gardent un œil sur nous. 

 

Pourquoi la tentative de médiation de Francine Proulx-Kenzle a échoué?

 

Les choses ne sont pas stables avec l’autre groupe de parents. Ils n’étaient pas prêts à articuler leurs besoins et leurs revendications. Ils n’ont pas de leadership et ils n’étaient pas armés pour répondre aux questions et clarifier leur position. Le degré d’implication du CSF dans les évènements actuels n’était pas clair pour eux, et on ne savait pas qui parlait en leur nom. Donc, ça n’a pas marché.

 

Les deux groupes plaident pour une bonne gouvernance et une meilleure gestion. Nous ajoutons la question de la diversité. Il y a aussi des différences idéologiques, nos agendas ne coïncident pas. Nous prônons l’engagement à 100%.

 

Que pensez-vous de cette démarche de dialogue / de solidarité?

 

La démarche de dialogue est louable. Mais il faut s’assurer que si on parle, c’est en étant honnête et responsable à 100%. L’appel à la solidarité de l’ACF est perçu comme une façon de ne pas responsabiliser les auteurs des erreurs. Il ne faut pas que cela revienne à cultiver le culte du silence. 

Article précédent Francine Proulx-Kenzle se prononce sur la situation du CSF
Prochain article Fête des finissants à Zenon Park
Imprimer
26943

Alexandre Daubisse (EV)Alexandre Daubisse (EV)

Autres textes par Alexandre Daubisse (EV)
Contacter l'auteur

Contacter l'auteur

x

Nicole Dupuis, enseignante en école d’immersion à Estevan

Ceux qui choisissent le métier d’enseignant doivent être prêts à aimer leurs élèves, être capables de collaborer avec leurs collègues et prêts à appuyer les parents.

9 octobre 2014/Auteur: Alexandra Drame (EV)/Nombre de vues (35545)/Commentaires (0)/
Yves St-Maurice réélu à la présidence de l’ACELF

Yves St-Maurice réélu à la présidence de l’ACELF

Lors de l’assemblée annuelle tenue à Halifax, le 27 septembre dernier, les membres de l’Association canadienne d’éducation de langue française (ACELF) ont réélu M. Yves St-Maurice à la présidence de l’association pour un quatrième mandat consécutif. 

9 octobre 2014/Auteur: L'Eau vive/Nombre de vues (33162)/Commentaires (0)/
Français pour l’avenir:  Plus de 200 000 $ de bourses à gagner!

Français pour l’avenir: Plus de 200 000 $ de bourses à gagner!

10e édition du Concours national de rédaction

Le français pour l’avenir lance la 10e édition du Concours national de rédaction pour les élèves de la 10e à la 12e année.

2014-12-19 23:00 - 23:30/Auteur: L'Eau vive/Nombre de vues (14322)/Commentaires (0)/
Institut français: Des initiatives pour favoriser la réussite des étudiants

Institut français: Des initiatives pour favoriser la réussite des étudiants

Services de mentorats et tutorats

Depuis le début de l’année universitaire, l’Institut français, sous la supervision de Ariadna Sachdeva, Conseillère et coordonnatrice des programmes crédités et des services aux étudiants, a mis en place un programme de mentorat.

9 octobre 2014/Auteur: Alexandre Daubisse (EV)/Nombre de vues (29064)/Commentaires (0)/
Hausse des inscriptions dans les écoles francophones de l'Ontario et de l'Ouest

Hausse des inscriptions dans les écoles francophones de l'Ontario et de l'Ouest

Les écoles fransaskoises connaissent la deuxième plus forte hausse au pays

La tendance nationale des inscriptions dans les écoles francophones est positive. Mais pas dans toutes les provinces, où se profilent d’importants défis pour l’avenir. Le 24e Congrès de la Fédération nationale des conseils scolaires francophones (FNCSF) fera le point. 

3 octobre 2014/Auteur: Lucien Chaput (Francopresse)/Nombre de vues (25949)/Commentaires (0)/
Programmation du Collège Mathieu 2014-15

Programmation du Collège Mathieu 2014-15

L'institution fransaskoise s’affirme comme l’un des acteurs majeurs du post-secondaire francophone en Saskatchewan.

Petit à petit, à force de travail et au fil du temps, le Collège Mathieu, sous la direction générale de Francis Kasongo, s’affirme de plus en plus comme l’un des acteurs majeurs, avec l’Institut français, du dossier du post-secondaire francophone en Saskatchewan.

2 octobre 2014/Auteur: Alexandre Daubisse (EV)/Nombre de vues (29097)/Commentaires (0)/
Les choses bougent à l’Institut français

Les choses bougent à l’Institut français

 Deux mois et demi après sa prise de fonction à la direction de l’Institut français, Sophie Bouffard peut déjà se prévaloir d’un bilan honorable.

2 octobre 2014/Auteur: Alexandre Daubisse (EV)/Nombre de vues (31436)/Commentaires (0)/
Êtes-vous business?

Êtes-vous business?

Le sujet de cette première formation d'une série de quatre, animée par le conseiller en développement économique Ildephonse Bigirimana, était l’acquisition d’une franchise. 

2 octobre 2014/Auteur: Marie-Pier Boilard/Nombre de vues (46710)/Commentaires (0)/
Le CÉF et l’Eau Vive font équipe pour soutenir les initiatives des conseils écoles

Le CÉF et l’Eau Vive font équipe pour soutenir les initiatives des conseils écoles

Le Conseil des écoles fransaskoises (CÉF) et la Coopérative des publications fransaskoises (CPF) lancent une campagne d’aide au financement de projets scolaires par vente d’abonnements au journal l’Eau Vive

2 octobre 2014/Auteur: Conseil des écoles fransaskoises/Nombre de vues (28791)/Commentaires (0)/
L’université francophone ontarienne pour 2025?

L’université francophone ontarienne pour 2025?

Gouverne ontarienne, mission canadienne

Le Sommet provincial des États généraux sur le postsecondaire en Ontario français, du 3 au 5 octobre à Toronto, promet de franchir une étape clé dans la création d’une université franco-ontarienne. Un projet qui dépasserait les frontières provinciales.

28 septembre 2014/Auteur: Louis-Marie Achille (Francopresse)/Nombre de vues (25356)/Commentaires (0)/

Rencontre avec Miles Muri, directeur des écoles Sans-Frontière et Père Mercure

M. Miles Muri travaille pour le Conseil des écoles fransaskoises (CÉF). Il a été directeur de l’École secondaire Collège Mathieu à Gravelbourg puis directeur du Centre d’éducation virtuelle et d’innovation (CÉVI) pendant un an avant de devenir directeur des écoles Père Mercure et Sans-Frontières.

18 septembre 2014/Auteur: Alexandre Daubisse (EV)/Nombre de vues (26637)/Commentaires (0)/
Pour une solution à long terme

Pour une solution à long terme

Le CSF et le jugement de la Cour du banc de la reine

Le 19 août dernier, le juge Brian A. Barrington-Foote de la Cour du Banc de la Reine a ordonné au gouvernement de la Saskatchewan de payer la somme de 500 000 $ au Conseil scolaire fransaskois (CSF) qui réclamait 5,2 M $.

18 septembre 2014/Auteur: Anonym/Nombre de vues (28238)/Commentaires (0)/
Le CÉF bénéficie du programme Ordinateurs pour les écoles

Le CÉF bénéficie du programme Ordinateurs pour les écoles

Depuis cinq ans, le Conseil des écoles fransaskoises profite du programme national Ordinateurs pour les écoles (OPE). Créé en 1993 par Industrie Canada et les TelecomPioneers, ce programme a permis, à date, de donner plus de 1 100 000 ordinateurs et imprimantes provenant des administrations publiques et du secteur privé. 
18 septembre 2014/Auteur: Alexandre Daubisse (EV)/Nombre de vues (31839)/Commentaires (0)/
Immersion dans l’immersion

Immersion dans l’immersion

Entrevue avec Paul Bazin, conseiller pédagogique pour toutes les écoles d’immersion publiques de Saskatoon

C’est le temps de la rentrée et on a beaucoup parlé des écoles du Conseil des écoles fransaskoises (CÉF), mais il y a aussi les autres : les écoles d’immersion. Pour faire un point sur ce secteur, nous avons rencontré M. Paul Bazin, conseiller pédagogique pour toutes les écoles d’immersion publiques de Saskatoon.

18 septembre 2014/Auteur: Alexandra Drame (EV)/Nombre de vues (31531)/Commentaires (0)/

Notre école

Depuis une semaine, les écoles ont repris leurs activités. Pour les jeunes Fransaskoises et Fransaskois, c’est maintenant une chose normale que d’aller dans une école fransaskoise. Mais il n’y a pas si longtemps, ce n’était pas la réalité.

11 septembre 2014/Auteur: Michel Vézina/Nombre de vues (30934)/Commentaires (0)/
RSS
Première2425262729313233Dernière

 - vendredi 28 mars 2025