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S'exprimer autrement
Cette chronique, en collaboration avec La Cité universitaire francophone,  offre des textes dont les auteurs ont en commun d’avoir choisi le français comme langue seconde.


 

Comment gérer la diversité culturelle au travail ?

Auteur: Émilie Dessureault-Paquette /11 novembre 2015/Catégories: Économie, Immigration, 2015

REGINA - Vendredi le 6 novembre, à Regina, dans le cadre de la Semaine nationale de l’immigration francophone, le Réseau en immigration francophone (RIF-Sk) a organisé une session de sensibilisation à la diversité raciale dans le milieu du travail. 

« Toute notre histoire au Canada est basée sur les accommodements. La question du choc des cultures n’est pas quelque chose qui va disparaître. » Rubin Friedman, de la Fondation canadienne des relations raciales, a planté le décor dans cette formation du RIF. La diversité raciale, de croyances au bureau, c’est un phénomène rencontré de tout temps au pays, terre historique d’immigration.

Les participants ont donc eu l’occasion durant cette journée de soulever toutes sortes de questions qui pouvaient leur brûler les lèvres par rapport à la diversité des croyances, des cultures et les problèmes que cela pouvait susciter au travail. Les discussions soulevées autour des thèmes abordés tentaient d’y répondre pour mieux outiller et amener une réflexion chez les participants.

Au cours de la matinée, trois leaders religieux (musulman, sikh et juif) sont venus présenter, sous la forme de questions-réponses, quelques aspects de leurs différentes réalités. Certains points d'ombre ou des représentations mal véhiculées par les médias ont été expliqués. Il également été question de la pratique religieuse chez les plus jeunes et la façon de mieux appréhender la présence de la religion en milieu de travail.

Gina Valle, animatrice lors de la journée, semblait satisfaite du  chemin parcouru et des sujets soulevés : « Les participants avaient une ouverture d’esprit. Ils se posaient des questions. Ils ont aimé et trouvé utile la période de réflexion. Tout changement commence avec soi-même et on doit se remettre en question. J’ai donné des objectifs précis aux participants et des mises en situation. Parfois, c’était un peu difficile d’imaginer dans la réalité les mises en situation dont nous avons parlé. Ils se demandaient: est-il vrai que quelqu’un pourrait réagir comme ça ?  Mais ils avaient plein de questions et c’était très bien, je suis fière d’eux. C’était bien aussi d’offrir une formation en français à l’extérieur de l’Ontario et du Québec, dans un contexte minoritaire. »

 

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