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en quelques mots

 

 

Michel Vézina
/ Catégories: En quelques mots, 2017

Au-delà du “pourquoi?”

Quand les États-Unis ont décidé d’envahir l’Irak et de venir à bout du président irakien Saddam Hussein, ils ont évoqué l’idée que l’Irak avait en sa possession d'armes de destruction massive. On connaît la suite. Il s’agissait d’un prétexte pour déclencher la guerre avec l’Irak et se justifier auprès de l’Organisation des Nations Unies (ONU).

Les États-Unis et leurs alliés ont donc envahi ce pays, ont fini par capturer Saddam Hussein et le condamner à mort. Saddam Hussein était, on ne peut le nier, un tyran, mais un tyran ambigu, quelqu’un qui n’hésitait pas à tuer le moindre adversaire mais qui en même temps avait donné une certaine dose de modernisme à son pays. En enlevant Saddam Hussein de son trône, on a eu ce que j’appellerais l’effet « presto ». Par sa dictature, Saddam Hussein s’assurait que le couvercle restait fermé. Pour combien de temps? On ne peut que faire des hypothèses. Mais en enlevant le couvercle, on a laissé se déchaîner des forces qui ont non seulement embrasé ce pays mais ajouté de l’huile sur le feu d’un Moyen Orient en proie à toutes sortes de forces politiques.

Les Américains pensaient que les Irakiens les accueilleraient en libérateur, en fin de compte, sur le modèle de ce qui s’était passé en Europe au lendemain de la Deuxième Guerre mondiale. Et en plus, ils amèneraient la grande liberté politique, ce qu’on appelle la démocratie, à ce peuple. Mais s’il y avait un plan pour attaquer, pour l’avant et le pendant de cette guerre, il n’y avait pratiquement rien pour l’après. On sait aujourd’hui ce que cela a donné. L’instabilité règne en maître dans cette région.

L’homme ne semble pas apprendre de ses erreurs. À peu de chose près, le même scénario s’est reproduit en Libye où Mouammar Kadhafi a été renversé et mis à mort. Le pays vit depuis dans le chaos et on ne voit pas nécessairement la lumière au bout du tunnel. Et que dire de la Syrie et de Bachar el-Assad. En Afrique, ce n'est guère mieux. Combien de présidences ne veulent pas laisser le pouvoir même après une élection démocratique? Si on fait le tour de la planète, c’est décourageant.

On n’a aucun vestige mais on imagine que la rencontre entre les « Néandertaliens» et les « Homo Sapiens » n’a pas dû être très rigolote non plus. À part quelques dessins dans des cavernes et restes humanoïdes dans des cavernes (rappelant des rites funéraires), rien ne nous est parvenu de cette époque. Mais l’histoire humaine a été pleine de combats, guerres, affrontements de toutes sortes.

Et la question qui se pose tout le temps est : pourquoi? On pense que dans « un des plusse meilleurs pays au monde », selon l'ex premier ministre Jean Chrétien, on peut se vanter de vivre en paix, de respecter les autres, et que les attentats, les fusillades et autres actes déments n’arrivent qu’ailleurs. Ce qui s’est passé à Québec dernièrement nous a rappelé que même chez nous, ces choses peuvent arriver.

Le Canada a été une terre d’accueil de tout temps, même si certains faits historiques nous rappellent que nous n’avons pas toujours été accueillants (aller lire l’histoire des Chinois au Canada où l’histoire des Juifs, celle des Premières Nations, etc). Mais nous avons quand même montré l’exemple. Ici, en Saskatchewan, en plus des Premières Nations, des francophones et des anglophones (lire britanniques), on compte plus d’une soixantaine de nationalités différentes. Si l’immigration a été surtout européenne, aujourd’hui, les nouveaux arrivants nous viennent massivement d’Asie et d’Afrique.

L’éducation est une des clés pour apprendre à vivre ensemble. L’accueil des immigrants est une autre clé. Faire connaissance avec l’autre, le sourire, l’entraide sont d’autres clés. Oui, nous sommes tous différents et la différence fait peur. Mais la différence enrichit aussi. La communauté fransaskoise s’enrichit depuis quelques années de nouveaux arrivants qui nous arrivent d’un peu partout, beaucoup d’Afrique. Ils renforcent notre communauté, une communauté qui est maintenant aussi la leur.

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2006

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