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en quelques mots

 

 

La galerie des deux colombes
Michel Vézina

La galerie des deux colombes

L’une des conséquences de la pandémie de COVID-19, c’est la faune qui semble être plus présente, particulièrement dans les milieux urbains. On voit maintenant des animaux plutôt discrets auparavant. Et, apparemment, on entend davantage le chant des oiseaux et leur observation est devenue l’une des activités du confinement.

Si, en zone urbaine, le voisinage avec animaux et oiseaux est peu courant à cause de la densité de la population humaine et de tous les bruits qui en découlent, sans oublier les divers problèmes environnementaux qui y sont liés, en zone rurale, c’est une tout autre chose. Malgré tout, s’ils sont discrets, les membres de la faune sont quand même là. Les villes offrent plusieurs aires vertes et, si on garde l’œil ouvert attentivement, on peut quand même voir se dérouler la vie courante de cette faune « urbaine ».

Au contraire, quand vous vivez en zone rurale, la faune est beaucoup plus visible. La population humaine est plus dispersée, les bruits, et il y en a également, sont quand même moins concentrés, et les problèmes environnementaux se présentent souvent sous d’autres aspects.

Tout ça pour dire qu’en milieu rural, sur nos routes, il est courant d’y voir traverser chevreuils (il y en a quelques espèces différentes) et gazelles, parfois un orignal en transit, souvent des renards et parfois des coyotes. Et il n’est pas rare qu’ils s’aventurent même dans nos communautés. Il y a quelques années, même des cougars ont été aperçus. Les spermophiles de Richardson (ou gophers) sont très présents et souvent une gangrène pour les champs. Et n’oublions pas différentes espèces d’écureuils qui sont occupées à se faire des provisions pour l’hiver… Sans compter les lapins qui vont et viennent dans nos jardins.

Mais il y a aussi la faune ailée. Occasionnellement, on peut voir de grands oiseaux comme des hiboux, faucons et, de temps à autre, un aigle. On les voit observer de leurs yeux très perçants la faune terrestre qui leur servira de repas.

Mais il y a aussi tous les autres oiseaux. Depuis une trentaine d’années que nous demeurons à Gravelbourg, on a pu observer toutes sortes d’oiseaux dans notre cour. Changements climatiques aidant, sans être spécialiste dans l’identification des oiseaux, on a pu observer de nouvelles espèces et, malheureusement, la disparition de certaines espèces locales. En toute saison, on peut entendre le chant de ces oiseaux. Certains nous quittent pour l’hiver et reviennent au printemps mais d’autres, adaptés à notre climat, passent la saison froide avec nous.

Une des espèces d’oiseaux qui s’est installée dans notre communauté à la suite de la mode de leur lancer lors des mariages ou funérailles, ce sont les colombes. Des couples ont adopté notre galerie. On peut les entendre roucouler de très près et les voir se coller en couple dans différents coins.

À leur vue, elles me rappellent la chanson interprétée par Joe Dassin, Le café des trois colombes : …Au rendez-vous des amours sans abri, on était bien, on se sentait seuls au monde, on n’avait rien, mais on avait toute la vie… »

Les colombes nous rappellent qu’elles ont toute leur vie, comme dans la chanson. Elles se sentent seules au monde, un peu comme nous dans ce confinement.  Elles se voient sur le bras de la galerie des deux colombes… Chez nous !

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