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En quelques mots

 

 

Grand-Pré, haut lieu de l’histoire francophone
Michel Vézina
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Grand-Pré, haut lieu de l’histoire francophone

Cette année marque le centenaire de l’Église-souvenir de Grand-Pré, en Nouvelle-Écosse, un lieu dont je vais vous conter l’histoire et l’importance pour la francophone nord-américaine et tout particulièrement les Acadiens.

La grande courtepointe fransaskoise est composée de personnes venant de tous les coins de la planète, dont des Acadiens avec qui les Fransaskois entretiennent des liens étroits.

J’ai eu l’occasion d’aller dans les différentes parties de l’Acadie, que ce soit comme touriste ou pour participer à de multiples rencontres et activités culturelles, ou encore dans le cadre de mon travail. Et surtout parce que se trouvent au Nouveau-Brunswick ma fille aînée et sa famille.

Parmi les sites acadiens que j’ai visités, celui de Grand-Pré, en Nouvelle-Écosse, m’a particulièrement marqué. L’année 2022 marque d’ailleurs le centième anniversaire de l’Église-souvenir de Grand-Pré, un lieu bien singulier.

Une histoire touchante

Grand-Pré est fondé en 1682 par Pierre Melanson dit La Verdure, son épouse Marie-Marguerite Mius d’Entremont et leurs enfants. La région des Mines où se trouve Grand-Pré devient alors le grenier de l’Acadie.

La Grande-Bretagne prend le contrôle du territoire en 1713. En 1755, la décision est prise de déporter les Acadiens. Le 5 septembre 1755, 418 hommes et garçons de plus de 10 ans sont convoqués à l’église. Une fois dans l’église, les portes sont fermées, le major général John Winslow lit l’ordre de déportation qui s’échelonnera ensuite du 8 octobre au 20 décembre.

Environ 2 200 personnes seront ainsi déportées vers la Nouvelle-Angleterre. Champs et maisons sont brûlés. À l’échelle de l’Acadie, ce sont environ 10 000 Acadiens qui seront déportés entre 1755 et 1763.

En 1907, John Frederic Herbin, dont la mère était acadienne, achète l’emplacement de l’église et du cimetière Saint-Charles-des-Mines pour y créer un parc. Il fait construire une croix en 1909 et, en 1917, vend le site à la compagnie de chemin de fer Dominion Atlantic à condition que le terrain soit remis au peuple acadien.

C’est en 1921 que la compagnie remet le titre de propriété à la Société mutuelle l’Assomption. Suite à une campagne de levée de fonds aux quatre coins de l’Amérique du Nord, l’église-souvenir est construite en 1922 et l’intérieur est terminé en 1930.

Grand-Pré devient un site historique national en 1955 et le paysage de Grand-Pré est inscrit sur la liste des sites du patrimoine mondial de l’UNESCO en 2013.

Le site de Grand-Pré est une oasis de calme qui pénètre le visiteur. On a l’impression de retourner dans le temps et d’y entendre à la fois la joie de vivre des Acadiens qui y vivaient et la détresse de ceux qui ont été déportés.

On ne peut demeurer insensible à cette ambiance qui vous imprègne de tout son poids historique. C’est un lieu de réflexion, à la fois de désespoir et d’espoir, de résilience et de vitalité.

Si vous êtes dans cette région, visitez Grand-Pré. C’est un élément incontournable de l’histoire de la francophonie nord-américaine et surtout des Acadiennes et des Acadiens qui ont relevé le défi de la pérennité et construit l’Acadie moderne. Bonne visite inspirante !

 

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