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en quelques mots

 

 

Michel Vézina
/ Categories: En quelques mots, 2018

Casse-tête

Casse-tête
Bien que l’on puisse parfois considérer que le développement communautaire de la Francophonie dans son ensemble, et en Saskatchewan en particulier, est un casse-tête au niveau du financement, des ressources humaines, des ressources techniques, de la créativité ou simplement de la participation, je vais plutôt vous parler d’une autre sorte de casse-tête.

Il s’agit de ce jeu que l’on peut jouer seul ou à plusieurs, que les Français appellent « puzzle » et nous, « casse-tête ». Il y en a pour tous les goûts. Des très simples, des très compliqués, des petits, des gros, rectangulaires, carrés, de quelques morceaux ou de milliers de morceaux.

On devrait l’invention du casse-tête à un dénommé John Spilsbury, cartographe et graveur vivant à Londres, en Angleterre, qui eut l’idée, vers 1760, de découper des cartes représentant différents pays pour faciliter l’apprentissage de la géographie.

Au tout début, les casse-têtes étaient fabriqués en bois, découpés à l’aide d’une scie à chantourner, ou jigsaw, d’où le terme « jigsaw puzzle ». Avec l’évolution des techniques, les casse-têtes purent être produits à grande échelle, dorénavant en carton, avec des centaines ou des milliers de morceaux, l’ensemble représentant une image. Tout comme la lecture et la musique, les casse-têtes ont subi l’assaut des technologies modernes et, aujourd’hui, on peut choisir des milliers de modèles sur Internet, le casse-tête virtuel ayant l’avantage qu’on ne peut perdre des morceaux.

Depuis 1992, il existe un championnat du monde du casse-tête, le « World Puzzle Championship ». En 2017, ce tournoi aux allures olympiques s’est tenu le 18 octobre, à Bangalore, dans le sud de l’Inde. Le tournoi est jumelé au championnat du monde de sudoku, le « World Sudoku Championship ». En compétition individuelle, c’est Ken Endo, du Japon, qui est le champion mondial du casse-tête, suivi d’Ulrich Voigt, de l’Allemagne, et de Kota Morinishi, du Japon. En compétition d’équipe, c’est le Japon qui domine, suivi des États-Unis et de l’Allemagne. Cette année, la compétition aura lieu en République tchèque.

Si les casse-têtes sont amusants pour les enfants et aident à promouvoir et développer certaines compétences chez ceux-ci, pour beaucoup d’adultes, c’est un hobby. Les casse-têtes permettent aux adultes de garder l’esprit actif et d’utiliser des habiletés mentales spécifiques. Chez les personnes âgées, ils favorisent la dextérité manuelle. Fait en groupe, le casse-tête est une activité très orientée socialement.

Et il y a aussi le côté « image » du casse-tête. Il y a celles consacrées à la nature (grands espaces, arbres, fleurs, animaux, chats, chiens, poissons), aux personnes (hommes ou femmes, célèbres ou pas), à l’art (œuvres des grands peintres), à la géographie (lieux physiques, édifices historiques, vues générales des villes), etc… C’est une façon de se créer un imagier mental de réalités que souvent nous ne connaissons pas.

Et puis, il y a la création de ces images. Les casse-têtes européens sont très beaux mais ceux de notre continent aussi. À ma connaissance, la communauté fransaskoise de Zenon Park a produit un casse-tête, il y a de ça plusieurs années. Pourquoi ne pas imiter cette communauté et créer ainsi un produit dérivé, plaisant à faire seul ou en groupe, représentant nos communautés ou des activités fransaskoises ? À vous la palme, entrepreneurs en herbe !

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