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Société
Comment favoriser la communication entre les organismes francophones?

Comment favoriser la communication entre les organismes francophones?

Le 15 septembre, les instigateurs du Partenariat provincial interculturel (PPI) ont lancé un microsite web pour faciliter la communication entre organismes francophones, le grand public et l’initiative Mieux-vivre ensemble qui vise à lutter contre le racisme et l’intimidation. Ce partenariat prévoit la mise en œuvre dactions concertées, ainsi que la mise en commun dexpertises et de ressources. 

« Tout organisme qui souhaite mettre en place des actions répondant aux valeurs du partenariat pourra être soutenu par un appui financier ou promotionnel », exprime Napoléon Hatungimana, coordonnateur du projet.

Conformément à l'orientation #1 du Plan de développement global de la communauté fransaskoise 2021-2030, le partenariat est formé de quatre partenaires stratégiques : l’Assemblée communautaire fransaskoise (ACF), le Conseil des écoles fransaskoises (CÉF), la Communauté des Africains francophones de la Saskatchewan (CAFS) et le Conseil culturel fransaskois (CCF). Ses valeurs sont l’inclusion, la lutte contre le racisme, l’intimidation, la cyberintimidation, le harcèlement et la discrimination sous toutes ses formes. 

Le cri d’alerte d’une communauté 

Napoléon Hatungimana
Napoléon Hatungimana, coordonnateur du Partenariat provincial interculturel (PPI)
Crédit : Leslie Diaz

 Le 27 avril 2021, le PPI dévoilait les résultats de son sondage sur la discrimination et l’intimidation dans la communauté fransaskoise mené en décembre 2020. Ce dernier révélait que les femmes, les aînés ou encore les membres de la communauté LGBTQ+ se sentent discriminés.

« Le sondage n’a fait que confirmer le malaise et les pratiques malsaines qui existent. Il fallait donc réagir, commente Napoléon Hatungimana. Il y a des gens qui se sont fait intimider sur les médias sociaux dans les dernières années et ces personnes ont dû abandonner leur travail ou même déménager pour des raisons de santé mentale. »

Se former, ensemble

Depuis le printemps 2021, près de 150 personnes ont suivi les modules 1 et 2 de la formation Osons le mieux-vivre ensemble offerte par le PPI et animée par le docteur Abdoulaye Yoh. La formation comporte au total six modules abordant six thèmes différents et le module 3 sera disponible au printemps 2022. 

« Au fil des sessions, nous allons vraiment essayer de couvrir tous les aspects de la thématique pour mieux outiller les gens. C’est comme ça qu’une victime saura qu’elle est une victime et que les agresseurs prendront conscience de leurs actes », espère Napoléon Hatungimana.

Avec la création d’un microsite, les organismes partenaires comptent ainsi augmenter la visibilité du projet Mieux-vivre ensemble. « Le site web est un beau moyen de faire la promotion du projet, mais aussi d’offrir une plateforme d’inscription pour toutes les formations et activités mises en place. Certains organismes ont déjà commandité des sessions et nous invitons les autres membres du réseau associatif à faire de même pour contribuer à cet élan », encourage le coordonnateur. 

Encourager les initiatives

Enfin, toujours selon Napoléon Hatungimana dont la fonction sera d’assurer la promotion et la visibilité du projet, l’initiative souhaite appuyer les activités qui ont pour but de cerner, contrer et prévenir les pratiques des groupuscules haineux, tout en offrant une écoute aux victimes.

« Par cet appui aux activités, nous voudrions également améliorer le soutien aux victimes et témoins de ces actes. Il ne faut pas oublier que lorsqu’une personne est attaquée, cela affecte également son entourage proche et plus particulièrement sa famille », souligne ce dernier.

L’objectif final sera de mettre en œuvre un système de médiation pour les organismes fransaskois. « Nous avons déjà établi un partenariat avec l’AJEFS [l’Association des juristes d’expression française de la Saskatchewan] pour établir une liste de professionnels qui sera communiquée aux organismes ou aux personnes en difficulté. Nous offrons même des cours de médiation afin d’augmenter le nombre d’intervenants », ponctue le coordonnateur qui a lui-même suivi deux cours en médiation familiale. 

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