Close
Éducation
Sébastien Németh

Enseignement portatif

À l’école Boréale de Ponteix, on n’aura plus besoin d’étudier ou de travailler dans la cuisine. Une nouvelle classe portative vient d’arriver. Cadeau du CEF et du gouvernement. Un équipement similaire est attendu à North Battleford. De quoi se réjouir donc. 

Alors que certains craignent la disparition, à terme, de l’enseignement francophone en Saskatchewan, l’encombrement, l’étroitesse, l’inconfort des  locaux de Ponteix sont quelque part la preuve d’une bonne nouvelle : le nombre d’élèves francophones augmente. Les Anglophones et l’immersion, ont plus d’argent, de matériel, de ressources humaines? Le nombre d’élèves francophones augmente quand même. Mais la précarité côté minoritaire ralentit cette progression. Alors faut-il se réjouir ou pas?

Avec ce type d’avancée, la mort annoncée de l’enseignement en français ressemble à un  épouvantail brandi pour mettre la pression sur les bâilleurs de fonds. La minorité a peur. Mais il ne vaut mieux pas trop se faire d’illusions. Les moyens ne couvriront jamais tous les besoins. Quand le gouvernement de la province regarde le fond de ses coffres, il se dit que plus de dépenses pour les minorités ne lui rapporteront pas plus de votes, mais trouera un peu plus son bas de laine.  En temps de vaches maigres économiques, l’argument a de quoi porter. Les Fransaskois sont donc, comme toujours, contraints à faire bloc, à trouver l’union sacrée pour défendre leur petit bout de gras.

Le 26 août dernier, cette union sacrée était plutôt absente de l’Assemblée extraordinaire des électeurs du Conseil scolaire fransaskois (CSF). Des parents sont repartis mécontents, les dirigeants scolaires étaient frustrés. Bref, un exercice coûteux qui n’a rien donné.

Au delà du mécontentement des uns et des frustrations des autres, au-delà des incertitudes financières, si on revenait à l’essentiel? « Il faut être fier de nos écoles. Les résultats de nos élèves sont supérieurs à la moyenne provinciale » a déclaré le président du CSF André Denis.  Qui aurait osé prédire il y a 30 ans que les jeunes Fransaskois pourraient un jour faire leurs études en français de la maternelle au post-secondaire?  Qu’en 2015 l’enseignement supérieur en français serait à portée de main?

Tout n’est pas rose, mais tout n’est certainement pas noir. Comme l’a déclaré la nouvelle représentante jeunesse à la Table des élu.e.s, Marie-Ève Émard : « Je suis un résultat du système d’enseignement fransaskois. Je suis une finissante du CÉF et je fais mon stage en enseignement ».

Parfois au lieu de se « chicaner », mieux vaut se réjouir de ce qu’on a.

Imprimer
6219

Comments are only visible to subscribers.

Conseil des écoles fransaskoises

Nouvelles du CÉF

Le CÉF fête Noël !

Le CÉF était en mode Noël avant de partir pour le long congé des fêtes. Les employés ont eu la chance d'avoir la visite du Père-Noël, ainsi que des cadeaux.  Ce fut une journée parfaite avant de profiter des vacances !
11 janvier 2019/Auteur: Conseil des écoles fransaskoises/

Dernièrement dans nos écoles - Décembre 2018

Le jeudi 29 novembre dernier semblait une soirée comme toutes les autres. La cloche a sonné à 15h30, les jeunes sont partis, et le concierge du soir a commencé sa routine. Tranquillement cependant, le collectif s’est transformé. De belles nappes...
4 décembre 2018/Auteur: Conseil des écoles fransaskoises/

Epargne-Etudes

La planification des études postsecondaires d’un enfant dans un programme d’apprentissage, un cégep, une école de métiers, un collège ou une université leur ouvre la porte à une multitude de possibilités. Dans le but d’aider à épargner pour les...
4 décembre 2018/Auteur: Conseil des écoles fransaskoises/
12345678910Dernière

Le CEF sur Facebook


Back To Top