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L'Apostrohe, chronique de Frédéric Dupré

Méditer à l’école

Méditer à l’école

Pour être en paix avec soi et avec les autres

Jeunes immigrants
Ce billet s’adresse aux enseignants, aux chefs de file de l’éducation et aux parents qui rêvent du meilleur pour leurs enfants. Aspirer au mieux être personnel et collectif est au cœur de l’éducation. Nous nous adressons aussi à tous ceux et celles qui veulent expérimenter un calme profond, un grande capacité de concentration et d’émerveillement. 

La médiation régulière est un type de pratique qui permet une évolution extraordinaire sans que rien ne semble être « fait ». L’acte d’arrêter le cycle incessant de la pensée concrète - ce « singe » de l’esprit qui n’a de cesse de courir d’une idée à l’autre sans arrêt - n’est pas une pratique courante pour la majorité d’entre-nous. Pourtant, ce repos concentré de la pensée sur un point précis, une image, une sensation, une idée, un mot, une histoire, ou un sentiment est clairement un moteur de l’expansion de la conscience et de la paix intérieure. Bien que la médiation n’ait pas de finalité utilitaire, elle construit un esprit affiné, calme, attentif, sensible, alerte, et compatissant.

Donc, qu’est-ce que la méditation? La méditation est une pratique laïque qui est aujourd’hui validée par de très nombreuses études nord-américaines, notamment par Jon Kabat-Zinn, docteur en médecine moléculaire, qui a validé cette pratique. La méditation permet de stabiliser notre attention sur l’expérience de ce qu’on est en train de vivre au moment où on est en train de le vivre (ici et maintenant). Ce n’est pas une méditation spirituelle ou religieuse, mais une pratique d’entraînement mental qui permet au praticien de se relier avec lui-même et le monde en pleine conscience et en paix. Méditer va, en quelque sorte, libérer le « singe » pour nous donner accès à notre conscience qui ne connaît ni temps, ni limite, ni agitation inutile.

Donc, pourquoi amener cette pratique dans nos écoles? Parce qu'elle donne la possibilité de s’entraîner à ressentir ce qu’on est en train de vivre de façon concrète. Elle donne aux élèves la force mentale de pauser, ressentir, et stabiliser leur attention sur ce qu’ils-elles vivent. Les élèves arrivent à prendre une distance de toute agitation; ils apprennent à retrouver un espace à l’intérieur d’eux-même où ils se sentent en sécurité à la fois dans leur tête et leur cœur, ainsi qu’en paix avec les autres.

Cette pratique n’est plus aujourd’hui d’ordre « ésotérique ». Elle est employée par de plus en plus de gens dans une variété de milieux de vie, sur tous les continents. Toutefois, l’apprentissage de cette pratique n’est toujours pas enseigné dès notre plus jeune âge. De nombreuses recherches et expériences en milieu scolaire démontrent pourtant les effets bénéfiques de la méditation pour le développement de l’enfant (et de l’adulte) ainsi que sur la qualité de vie dans les écoles en général. C’est une pratique d’une grande simplicité qui contribue au développement cognitif, à l’apprentissage, l’empathie, et aux comportements sociaux des enfants.

Méditer seulement 3 à 10 minutes par jour peut amplifier les capacités de concentration, apaiser le stress, l’anxiété et les troubles émotionnels. Nous aimerions lancer l’invitation aux enseignants d’inclure seulement de 3 à 5 minutes de méditation, deux fois par jour, avec les élèves en salle de classe (le matin et après le l’heure du dîner).

Si vous êtes enseignants et comptez tenter l’expérience, contactez (Andi) Céline Martin, PhD(c), chargée de cours et chercheuse à l’Université de Regina, qui pourra vous fournir plusieurs ressources utiles pour débuter en salle de classe et pour évaluer les effets de la méditation quotidienne en salle de classe.

Céline Martin : andi.martin@uregina.ca

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