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L’Eau vive a besoin de ses abonnés

ou plus on nous lit, moins on s’abonne

Author: Jean-Pierre Picard/Thursday, August 21, 2014/Categories: Éditorial, 2014

« Je n’ai pas besoin de m’abonner, on reçoit l’Eau vive au bureau (ou à l’école) ». Combien de fois ai-je entendu des commentaires de ce genre. Certes, il est réconfortant de penser que nous comptons plus de lecteurs que d’abonnés. Mais le problème, c’est que pour convaincre les annonceurs d’acheter de l’espace publicitaire, il faut être en mesure  de démontrer un tirage intéressant. Or. en ce moment, l’Eau vive compte à peine 900 abonnés et ce nombre diminue d’année en année.

 

La publicité représente plus de 60% des revenus de  l’Eau vive. Partout, les revenus publicitaires des journaux ont chuté dramatiquement au cours des dernières années. Dans le cas de l’Eau vive, ils ont diminué de 15% entre 2012 et 2013, passant de 217 000 $ à 182 000 $, et les prévisions  pour 2014 ne sont guère plus réjouissantes. À ce rythme, la Coopérative des publications fransaskoises pourrait bientôt se retrouver dans l’impossibilité de publier l’Eau vive sur une base hebdomadaire.

 

La presse écrite traverse une transformation profonde à l’échelle mondiale et L’Eau vive n’y échappe pas. Déjà que la publication d’un journal en milieu minoritaire n’est pas de  tout repos, le virage numérique des médias amène son lot  de défis supplémentaires.

 

« Pourquoi m’abonner si je peux lire les articles gratuitement sur le Web ?» Il est vrai que l’accessibilité de la nouvelle sur le Web fait en sorte que les gens se détournent de plus en plus de la version papier des journaux. Depuis le mois d’avril, les lecteurs peuvent trouver les articles de l’Eau vive sur le Portail. Nous songeons toutefois à faire en sorte qu’une partie du contenu ne soit accessible qu’aux abonnés et à leur offrir une gamme de services supplémentaires. Déjà, l’accès aux versions PDF de l’Eau vive de 2008 à aujourd’hui leur est réservé.

 

Une fois terminé, le virage numérique de l’Eau vive permettra une diversification des sources de revenus. Mais d’ici là, nous avons besoin de nos abonnés pour maintenir le cap. La communauté fransaskoise tient-elle à son journal? Selon les témoignages que nous avons entendus dans le cadre de la tournée de consultations que nous avons entreprise l’automne dernier, la réponse à cette question est un oui sans équivoque. Si tel est le cas, il appartient alors à la communauté de joindre le geste à la parole. 

 

40 $ par année, est-ce trop demander pour contribuer à maintenir un journal qui, depuis des générations, a été le porte-étendard de la communauté, le défenseur de ses  droits, le témoin de ses luttes, le chroniqueur de son  histoire? Il y a environ 1 000 foyers francophones qui  envoient leurs enfants dans les écoles fransaskoises. Si chacun de ces foyers était abonné, nous serions déjà  en meilleure position. Si, en plus, un nombre significatif d’aînés, de jeunes adultes, de nouveaux arrivants, d’employés de nos organismes étaient abonnés, tous les espoirs  seraient permis. 

 

Le message est simple : si vous tenez à votre journal, abonnez-vous. Nous avons souvent fait beaucoup avec peu. Mais vient le moment où peu, ce n’est plus assez. 

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