Close
  • Remaniements de rôles des députés communautaires

    Remaniements de rôles des députés communautaires

    C’est à Régina, le samedi 5 octobre dernier, qu’a eu lieu la 107e rencontre des députés communautaires. Nouvelles députées, nouveaux statuts et nouvel organisme ont retenu l’attention lors de cette journée.

  • Une Fransaskoise dans la mêlée électorale

    Une Fransaskoise dans la mêlée électorale

    PRINCE ALBERT - Trois candidats à l’élection fédérale ont partagé leurs espoirs et leurs visions politiques lors d’un 5 à 7 dans les locaux de la Société canadienne-française de Prince Albert le 11 octobre 2019.

  • La Saskatchewan accueille son premier économusée

    La Saskatchewan accueille son premier économusée

    LUMSDEN - Le 17 septembre, le premier économusée de la province a ouvert ses portes à Lumsden sur le site enchanteur des vergers Over the Hill Orchards and Winery.

  • Une famille canadienne-française au coeur d’un roman historique

    Une famille canadienne-française au coeur d’un roman historique

    En effectuant des recherches sur les premiers occupants de sa maison à Saskatoon, l’auteure Candace Savage ne se doutait pas que l’histoire surprenante de ces derniers allait la mener à l’écriture de son tout dernier roman : Strangers in the House : A Prairie Story of...

  • Les Fransaskois après 50 ans de Loi sur les langues officielles

    Les Fransaskois après 50 ans de Loi sur les langues officielles

    La Loi sur les langues officielles (LLO) a été adoptée en 1969. Un demi-siècle plus tard, des membres de la communauté réagissent à son impact dans la vie des Fransaskois.

  • À l’heure du numérique, comment sauver nos médias?

    À l’heure du numérique, comment sauver nos médias?

    Du 4 au 6 octobre à l’Université Sainte-Anne en Nouvelle-Écosse, le grand colloque Les médias francophones sous toutes leurs coutures est revenu sur le rôle des médias, leurs défis et occasions en cette période de crise inédite.

  • Voyager à l’étranger avec les enfants

    Voyager à l’étranger avec les enfants

    Il est fortement recommandé qu’un enfant qui voyage à l’étranger soit seul, accompagné d’un seul parent ou tuteur, d’amis ou de membres de sa famille ou d’un groupe ait une lettre de consentement.

Navigation du site


Categories

Agenda fransaskois


L'Eau vive sur Facebook

Le Portail fransaskois

L'eau vive sur Twitter

Centenaire de la grève de Winnipeg Centenaire de la grève de Winnipeg

Centenaire de la grève de Winnipeg

Une révolte unique dans l’histoire

1959

Évènement majeur de la lutte ouvrière au Canada, la grève de Winnipeg de 1919 reste inégalée dans son ampleur. Comment a-t-elle éclaté ? Dans quel contexte s’inscrit-elle ?

Un dernier tour de piste pour le Cabaret Un dernier tour de piste pour le Cabaret

Un dernier tour de piste pour le Cabaret

2049

SASKATOON - Le 10 mai dernier, l’équipe du Cabaret a baissé le rideau après cinq années de spectacles, avec pour dernier invité spécial Mario Lepage.

La FAF a le vent dans les voiles La FAF a le vent dans les voiles

La FAF a le vent dans les voiles

Suite à la confirmation par le ministère du Patrimoine canadien d’un financement stable et rehaussé pour les trois prochaines années, la...
1538
Saskatoon coupe les ponts avec les pigeons Saskatoon coupe les ponts avec les pigeons

Saskatoon coupe les ponts avec les pigeons

L’Homme est décidément un drôle d’oiseau ! Capable de parcourir des milliers de kilomètres pour voir un animal, il est capable de...
1865
Dualité linguistique : une promotion défaillante Dualité linguistique : une promotion défaillante

Dualité linguistique : une promotion défaillante

Le mandat du Commissariat aux langues officielles ne s’étend pas aux provinces. Cependant, dans son rapport publié le 9 mai, le...
1903
Selfie : Regard de Joe Fafard sur l'artiste Selfie : Regard de Joe Fafard sur l'artiste

Selfie : Regard de Joe Fafard sur l'artiste

REGINA - Le 9 mai 2019, les Productions Rivard présentaient, en avant-première à La Cité de l’Université de Regina, Selfie, un documentaire...
1855
Un dispositif satellite pour augmenter votre sécurité Un dispositif satellite pour augmenter votre sécurité

Un dispositif satellite pour augmenter votre sécurité

Les vacances d’été arrivent et vous aurez bientôt la chance d’explorer ce vaste pays. Souvent, les endroits les plus spectaculaires au...
1814
SENA : Une participation francophone modeste SENA : Une participation francophone modeste

SENA : Une participation francophone modeste

REGINA - Le volet francophone a eu peu de participants lors de la Semaine pour l’emploi des nouveaux arrivants (SENA) du 6 au 10 mai à...
2202
First45679111213Last

Theme picker

Le Fil fransaskois

L'ancien directeur de l'APF inquiet des manipulations démocratiques

Author: Frédéric Dupré/Friday, February 15, 2019/Categories: Communautaire, APF - Association des parents fransaskois , Archives, 2019

Carol-Guillaume Gagné

Carol-Guillaume Gagné

Après deux ans à la direction de l’Association des parents fransaskois (APF), Carol-Guillaume Gagné a remis sa démission au début de l’année. L’Eau vive a voulu recueillir les raisons qui ont poussé, un deuxième directeur de l’APF à démissionner en deux ans.

EV : Quels défis principaux avez-vous dû relever au cours des deux années à la direction l’APF ?
CGG : J’ai eu assez rapidement des défis budgétaires, une fois le grand projet Le Canada c’est Moi terminé. Pour défendre les droits des parents, on manque souvent de financement.

On a, quand même, réussi de beaux partenariats avec la Société historique de la Saskatchewan et avec les Centres éducatifs pour la petite enfance (CEPE). Après avoir été à la fondation du système scolaire fransaskois, l’APF devait consolider les CEPE. Nous y avons travaillé très fort. Mais quand le fédéral a annoncé un financement important dans le domaine, le Conseil des écoles fransaskoises (CÉF) s’est montré intéressé.

Le Ministère nous avait reconnus comme étant les porteurs du dossier. Nous avons commencé ensuite à discuter avec le CÉF. En mai 2018, le CÉF a embauché des consultants pour développer un protocole d’entente pour travailler ensemble. Leurs consultants ont déposé ce protocole lors d’une rencontre, le 26 juin, sans que les CEPE, ni l’APF n’aient pu le voir avant. Les directions des CEPE ont alors demandé plus de temps pour l’étudier. On a eu jusqu’à la fin août, mais on n’était pas prêt. Alors ce qu’on a fait, c’est développer un protocole d’occupation des locaux et un autre pour la collaboration école-CEPE. C’est toujours en cours. Je ne sais pas où c’en est maintenant.

EV : Certaines personnes affirment qu’il y a eu un coup de force à l’AGA de novembre 2018. Que s’est-il passé ?
CGG : On a avait six postes vacants pour les élections. Le conseil d’administration a donc fait des démarches pendant plusieurs mois pour recruter des volontaires qui collaborent déjà avec l’APF. Nous avions donc trouvé nos candidats pour former un conseil d’administration de gens compétents et surtout qui connaissaient bien l’APF.

À ma grande surprise, à l’AGA, un groupe d’une trentaine de personnes est arrivé en plein milieu de l’assemblée pour venir voter. Ces gens n’ont même pas participé au reste du symposium. Notre équipe n’avait jamais vu ces gens avant. Ils ne connaissaient pas l’APF, ni ne participaient à nos activités. Certains n’étaient même pas des parents. En plus, il y a eu une demande que des éducatrices, qui étaient en formation durant le symposium, soient invitées à venir pour le vote. On avait donc une soixantaine de nouvelles personnes qui sont venues juste pour voter. Tout cela a ralenti le déroulement de l’assemblée. Il a fallu toutes les inscrire. Certaines en venant s’inscrire me disaient qu’il venait voter pour telle ou telle personne. Ça m’a questionné énormément sur leur motivation à venir voter.

Il y a des gens qui ont été transportés jusqu’à l’AGA uniquement pour venir voter pour telle ou telle personne. J’ai vu un cadre d’une institution fransaskoise déchirer son bulletin de vote pour en donner un bout à une autre personne. Voyons donc! On bafoue les règles démocratiques d’une organisation.

Finalement, les volontaires que nous avions recrutés n’ont pas été élus sauf une dans le nord de la province. Je me suis donc retrouvé avec un conseil de quatre personnes du sud de la province qui ne connaissaient rien à l’APF.

EV : Est-ce un facteur dans votre décision de démissionner ?
CGG : J’étais assez découragé. Quand tu as un nouveau conseil d’administration qui arrive et une nouvelle présidence, il faut les former et les sensibiliser à notre planification stratégique, c’est très lourd. Ça prend beaucoup de temps faire cela sans compter que j’étais déjà débordé par la tâche même de direction de l’association. Ça m’a découragé. Je commençais vraiment à manquer d’énergie. Je ne voyais plus ma famille qu’une fin de semaine par mois, le reste du temps j’étais au bureau, en congrès, en meeting, en formation, etc, etc.

Cette assemblée générale a vraiment été la goutte qui a fait déborder le vase. Je ne pensais plus que j'avais l'énergie pour cela.

EV : Comment réagissez-vous au fait que des nouveaux-venus se mobilisent ainsi pour prendre le contrôle d’un organisme ?
CGG : Ce qui m’inquiète le plus, c’est que les enfants et les petits-enfants des Fransaskois qui se sont battus pour que l’on reconnaisse leurs droits scolaires, s’impliquent beaucoup moins que leurs parents.

Il y a, selon moi, une incroyable défection du tronc commun des francophones. Quand on regarde la démographie de la communauté fransaskoise, il y a à peu près 88 % des Fransaskois qui sont de deuxième ou troisième générations en Saskatchewan. Ils veulent faire partie d’une communauté stimulante et plaisante, ils ne veulent pas la politicaillerie. Je sais que des parents engagés ont été vraiment déçus par la tournure de cette assemblée. Je me demande s’ils vont continuer à s’impliquer. J’en doute.

Tout cela m’inquiète énormément. C’est super que les nouveaux arrivants participent, mais il ne faut surtout pas abandonner les 2e et 3e générations. Ces gens connaissent bien le milieu, ils ont des compétences professionnelles pour renforcer nos associations. Les exclure ainsi c’est vraiment dommage. On est malheureusement en train de perdre la majorité de nos francophones et sans compter tous les jeunes de l’immersion.

EV : Qu’allez-vous retenir de votre séjour en Saskatchewan ?
CGG : Il y a des personnes en Saskatchewan qui m’ont profondément marqué. Je ne pourrais jamais enlever de mon coeur la fransaskoisie. Je garderai toujours en tête ma connexion avec la Saskatchewan. Ma famille est encore là. Ils vont me rejoindre progressivement, le temps que mes enfants finissent leurs études.

Print

Number of views (3163)/Comments ()

Comments are only visible to subscribers.

Theme picker

Terms Of UsePrivacy StatementCopyright 2014 par L'Eau vive
Back To Top