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Lucas Pilleri
/ Catégories: Société, Francophonie

Denis Desgagné tourne une nouvelle page de son « entrepreneuriat social »

Denis Desgagné

Crédit : CÉF

Après deux ans passés à la direction des partenariats et de la programmation culturelle au Conseil des écoles fransaskoises (CÉF), Denis Desgagné est devenu le 6 septembre le directeur général du Réseau pour le développement de l'alphabétisme et des compétences (RESDAC). Un nouveau défi qui s’inscrit dans la continuité pour cet « entrepreneur social », comme il aime à se décrire. L’ancien directeur de l’Assemblée communautaire fransaskoise (ACF) et président-directeur général du Centre de la francophonie des Amériques (CFA) se confie à L’Eau vive

Q- Vous avez été directeur des partenariats et de la programmation culturelle pour le CÉF de 2019 à 2021. Quel regard portez-vous sur votre passage ?

Je suis très content. C’était un nouveau poste de gestionnaire. Quand j’ai parlé avec Ronald Ajavon [le directeur général du CÉF], j’ai senti qu’il y avait vraiment une intention d’être audacieux et de créer une nouvelle dynamique. J’étais très heureux d’embarquer. C’était un travail de création, d’innovation. 

Q- En quoi votre rôle consistait-il exactement ?

Je travaillais à systématiser toute la programmation culturelle et à renforcer la relation école-communauté. Je suis très fier du système de partenariat qui a été mis en place. On a vraiment développé la démarche d’école communautaire citoyenne. À long terme, il y aura dans chacune des écoles de jeunes volontaires,  des moniteurs  d’engagement, pour amener les jeunes à s’engager pour leur communauté, à devenir citoyens et à s’engager pour leur monde. 

Q- Vous êtes désormais directeur général du RESDAC, un organisme à but non lucratif à portée nationale. En quoi son mandat consiste-t-il ?

Le RESDAC est un réseau de développement d’alphabétisme et de compétences transversales. Il joue un rôle stratégique dans la francophonie. Le RESDAC peut aider à renforcer les compétences de tous nos organismes communautaires. On sort de la pandémie et on vit partout dans nos réseaux des problèmes de ressources humaines. On doit se réapproprier ce secteur-là. Il y a énormément à faire.

Q- Quelles seront vos priorités en tant que nouveau directeur général ?

La première chose à faire sera un plan stratégique. Il faut aussi mieux faire connaître le RESDAC après des années passées sous silence. Il a été coupé pendant plusieurs années et aujourd’hui il revient fort. 

Q- Quelle importance le RESDAC revêt-il pour le développement de la francophonie canadienne selon vous ?

C’est essentiel. On est dans une démarche de reconstruction économique après la pandémie. On sait l’impact que peuvent avoir les niveaux d’alphabétisme sur l’économie et la main-d’œuvre. Le RESDAC peut être un mobilisateur, un fédérateur, un leader dans le développement des ressources humaines et relancer le dynamisme de la francophonie. 

Q- Vous œuvrez dans la francophonie canadienne depuis plus de 30 ans. Votre vaste réseau a-t-il contribué à votre embauche d’après vous ?

C’est certainement un élément. Quand tu embauches une personne, tu embauches aussi ses contacts et son réseau. Les gens connaissent ma vision de la gouvernance, de l’éthique, du service, et mon énergie. Je me donne et j’aime servir.

Q- Quittez-vous donc Regina pour Ottawa ?

Non, je vais rester en Saskatchewan. Je viens d’acheter une maison à Regina et on m’a dit que c’était possible de faire ce travail en restant ici. 

Q- Après tant de temps passé au sein de la francophonie canadienne, qu’est-ce qui vous motive encore ?

C’est le devenir francophone au Canada et dans les Amériques. J’aime créer, conceptualiser. On m’a souvent donné la chance, que ce soit au CÉF ou à l’ACF, de servir le monde. C’était un privilège. Réaliser des rêves, voir la réaction des gens, le plaisir et le bonheur… 

Q- D’où cette énergie pour la francophonie vous vient-elle ?

Ma passion est liée à ma première venue en Saskatchewan quand j’avais 14 ans. Je suis allé à Zenon Park parce que mon frère avait marié une Fransaskoise. Je ne savais même pas qu’on parlait français en dehors du Québec ! Ça a été un coup de foudre. Quand on est minoritaire, on est nécessairement citoyen.

Q-Avez-vous quelque chose à ajouter ?

Je voudrais remercier le CÉF, en particulier Ronald Ajavon pour sa confiance, ainsi que les directions d’école et les directions communautaires. J’ai eu plaisir à travailler avec eux. Je serai toujours en Saskatchewan pour continuer de collaborer. C’est du monde qui travaille fort.

Qu’est-ce que le RESDAC ? 
Le Réseau pour le développement de l’alphabétisme et des compétences (RESDAC) est l’organisme porte-parole des intervenants travaillant auprès des apprenants faiblement alphabétisés ou ayant des besoins en matière de compétences essentielles au sein des communautés francophones et acadiennes. Il regroupe 10 membres provinciaux et territoriaux à l’échelle canadienne.
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