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S'exprimer autrement
Cette chronique, en collaboration avec La Cité universitaire francophone,  offre des textes dont les auteurs ont en commun d’avoir choisi le français comme langue seconde.


 

Irène Chabot : hommage de trois membres de la communauté

Auteur: Florent Bilodeau, Françoise Sigur-Cloutier et Michel Vézina/1 février 2018/Catégories: Société, Nécrologie, 2018

Irène Chabot (1930-2018)

Irène Chabot (1930-2018)

Photo: gracieuseté famille Chabot

Ode à Irène Chabot

Florent Bilodeau

Notre très chère Irène était…

 I  - innovatrice  

R - résiliente

È  - effervescente 

N  - nourricière 

E  - énergique

 

F -  Fransaskoise… nec plus ultra

O - organisée

U - unique

R - radieuse

N  - nuancée

 I - idéaliste

E  - enthousiaste

R - rassembleuse

 

C - collaboratrice

H - hospitalière 

A - ardente

B - bâtisseuse

O - oratrice

T - tenace… jusqu’au bout!

Florent Bilodeau : collègue et ami d’Irène

 


Irène, votre mission est accomplie

Françoise Sigur-Cloutier

Bien avant de connaître la Saskatchewan et la communauté fransaskoise, je connaissais Irène Chabot. Sa réputation dépassait les frontières et l’on ne pouvait pas militer dans un groupe de femmes dans l’Ouest canadien sans connaître Irène.

Cette femme convaincue, convaincante, énergique, engagée, dynamique, me paraissait être la figure de proue de la cause des femmes francophones des Prairies, et elle l’était! Mais elle en menait plus large que ça : son couple—combien de fois mon conjoint Michel n’a pas taquiné Alfred, le prince consort—sa famille, cinq enfants quand même! sa paroisse, sa communauté, sa province. Avec conviction, avec intelligence, tact et persuasion, elle a fait avancer plusieurs causes de la communauté qui étaient aussi ses causes : le français, l’éducation, l’avancement des femmes, pour n’en nommer que quelques-unes.

Nous avons travaillé ensemble lorsque je suis arrivée à Gravelbourg pour la Fédération provinciale des Fransaskoises. L’avancement des femmes était toujours important pour elle, mais d’autres avaient pris le flambeau dans ce dossier et elle menait une autre bataille, cruciale celle-là, pour le Collège Mathieu : sa reconstruction, son financement, sa vocation, son rayonnement.

Depuis que j’étais présidente de l’ACF, elle me suivait fidèlement aux nouvelles et ne manquait de m’encourager à chacune de nos rencontres—elle connaissait la musique ! 

Pour moi, Irène Fournier Chabot restera cette magnifique femme généreuse, intelligente, avant-gardiste, dévouée, qui a suivi ses convictions jusqu’au bout, supportée par toute une communauté et porte-étendard de toute une époque dont elle représentait les valeurs et les aspirations; un cœur vaillant, à qui rien n’était impossible si elle en était convaincue, un cœur qui avait été formé par une autre grande dame, sa mère, Pearl M. Kemp, à qui elle ne manquait pas de se référer souvent.

Irène, vous continuerez à nous inspirer longtemps, reposez en paix, votre mission ici est accomplie.


Une grande Fransaskoise

Michel Vézina

Madame Irène Chabot peut être considérée comme une des grandes figures de la communauté fransaskoise. J’ai eu l’occasion de travailler avec elle à l’Association culturelle franco-canadienne de la Saskatchewan puis à la Corporation du Collège Mathieu.

Pour moi, on peut la définir et s’en souvenir selon les mots suivants: implication, amitié, féminisme, foi, éducation, langue française, accueil, contact avec les gens, équipe, curieuse de l’actualité.

Je me souviendrai de cette dame qui lorsqu’elle venait aux bureaux de l’ACFC à Regina ou à ceux du Collège Mathieu, à Gravelbourg, prenait le temps de faire le tour des gens qui y travaillaient, s’informant de la santé, de la famille, du travail, ce qu’il y avait de nouveau.

Un des rôles où elle a probablement excellé a été sa présence à la coordination du bureau de la Fondation du Collège Mathieu. Elle y avait toutes sortes de connections et savait qui était passé par le Collège Mathieu. Et c’était heureux car nous recevions régulièrement des visiteurs, souvent d’anciens élèves ou membres du personnel du Collège Mathieu, ou des parents de ceux-ci, à la recherche de traces du passé. Si elle n’avait pas l’information, elle finissait par la trouver et les gens n’oubliaient jamais cet accueil reçu.

Depuis qu’elle avait pris sa retraite à Ferland, elle nous appelait régulièrement pour être à la fine pointe de l’actualité francophone et adorait quand quelqu’un faisait le détour par chez elle. J’en garderai toujours le souvenir d’une grande Fransaskoise.

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