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Cette chronique, en collaboration avec La Cité universitaire francophone,  offre des textes dont les auteurs ont en commun d’avoir choisi le français comme langue seconde.


 

Fillette enceinte au Paraguay: l'ONU blâme le gouvernement du refus de soins

Auteur: Pedro Servin (Associated Press)/11 mai 2015/Catégories: Société, Femmes

 

ASUNCION, Paraguay _ Le gouvernement du Paraguay a échoué à protéger la fillette de 10 ans victime d'un viol qui s'est vu refuser un avortement, ont déclaré lundi des experts en droits humains des Nations unies.

Dans un communiqué publié lundi à Genève, les quatre membres du groupe de travail de l'ONU sur la discrimination envers les femmes dans la loi et dans la pratique affirment que le Paraguay a refusé d'offrir les soins nécessaires pour sauver la vie de la jeune fille enceinte de cinq mois, "incluant un avortement thérapeutique sécuritaire en temps opportun".

Le débat entourant cette fillette a déclencher un débat national dans ce pays d'Amérique du sud où l'avortement est strictement interdit _ même en cas de viol _ sauf quand la vie de la mère est en danger.

Selon les experts onusiens, la décision des autorités paraguayennes "a entraîné de graves violation des droits à la vie,

à la santé et à l'intégrité physique et psychologique de la jeune fille, de même qu'à son droit à l'éducation, compromettant ainsi ses opportunités économiques et sociales."

L'Organisation mondiale de la santé affirme que les grossesses d'enfants peuvent être dangereuses et sont susceptibles d'occasionner des complications ou la mort de la mère.

Au Paraguay, un pays de 6,8 millions d'habitants, environ 600 filles de moins de 14 ans tombent enceintes chaque année.

Samedi, la police a annoncé l'arrestation du beau-père en fuite de la jeune fille, qui est accusé de l'avoir violée. Il a été placé en isolement pour éviter que les autres détenus ne l'attaquent. La mère de l'enfant avait déjà été arrêtée pour avoir omis de protéger sa fille.

Amnistie internationale a demandé aux autorités nationales de permettre un avortement pour protéger la jeune fille. Le ministre de la Santé, Antonio Barros, a répondu en conférence de presse que la fillette, qui se trouve dans un hôpital de la Croix-Rouge, est en bonne santé et que sa grossesse, qui en est maintenant à son cinquième mois, est trop avancée pour envisager un avortement.

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