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Le point sur le RIF - Chronique du Réseau en immigration francophone de la Saskatchewan

La littérature hispanophone au Canada: littérature hispano-canadienne ou littérature canadienne tout court?

Auteur: Elisabet Ràfols (EV)/1 avril 2015/Catégories: Arts et culture, Littérature, Immigration, 2015

Julio Torres-Recinos au Festival découvertes

Julio Torres-Recinos au Festival découvertes

Le 4 Festival Découvertes a permis de découvrir la poésie de Torres-Recinos dans le récital qu'il a offert, accompagné de l'extraordinaire musicien Rodolfo Pino-Robles, au son de sa guitare, son charango et son cuatro.
Photo : acomultimedia.com (2015)
SASKATOON - Samedi le 28 mars dernier, lors du 4ème Festival des Découvertes de la Troupe du Jour, Julio Torres-Recinos, poète salvadorien et professeur agrégé à l'Université de la Saskatchewan, nous a fait découvrir la littérature hispanophone canadienne. Ce fut une présentation intéressante, bien documentée à partir de ses activités comme poète et auteur d'anthologies de poésie et de contes d'écrivains de langue espagnole au Canada.

À partir des années 40, il y a eu une vague d'immigration provenant d'Espagne, largement composée des vaincus de la guerre civile. Une deuxième vague est venue du Chili après le coup d'état en 1973 et d'autres nationalités se sont ajoutées au cours des années. Selon les différentes statistiques, la population hispanophone du Canada oscille entre 300 000 et un million de personnes. On se demande si cet énorme écart est du à la perception identitaire d'une grande partie de cette population, ou bien s’il est du aux différents systèmes d'obtention de données.

La plupart des écrivains hispanophones se trouvent dans le triangle Montréal-Ottawa-Toronto.  Torres-Recinos nous a parlé de l'importance de l'œuvre d'écrivains provenant de la deuxième vague d'immigration, comme Nela Río de l'Argentine, à Fredericton depuis 1969; Jorge Etcheverry du Chili, à Ottawa depuis les années 70; Pablo Urbanyi, Hongrois-argentin, à Ottawa depuis 1975; Alejandro Saravia, Bolivien arrivé au Canada en 1989; et Martha Bátiz Zuk, Mexicaine qui vit à Toronto depuis 2003. Il a aussi été fait mention de Carmen Aguirre, auteure de Something Fierce: Memoirs of a Revolutionary Daughter, œuvre gagnante du Canada Reads en 2012. Comme sa mère, l’écrivaine Carmen Rodríguez, elle a quitté le Chili pour émigrer au Canada en 1975.

La plupart de ces écrivains ont continué à écrire en espagnol. Quelques uns seulement, comme Carmen Aguirre, ont adopté une des langues officielles du Canada. 

Julio Torres-Recinos au Festival découvertes

Julio Torres-Recinos au Festival découvertes

Julio Torres-Recinos a fait une présentation sur la littérature hispanophone au Canada lors du 4e Festival découverte.
Photo : acomultimedia.com (2015)
Une fois absorbée toute l'information présentée, je me trouve face à face avec des questions sur l'appartenance. Est-ce-que la littérature appartient à une nationalité ou bien à une langue? Quand on parle de littérature canadienne, on pense à quoi? Est-ce-que la mosaïque littéraire se caractérise par une abondance de traits d'union? Dans quelle langue s'écrit la littérature canadienne sans trait d'union? Est-ce que la poésie de Torres-Recinos appartient à la littérature canadienne? Beaucoup de questions sans réponse unanime posées dans un monde constamment en mouvement.

Plus tard dans la soirée nous avons pu apprécier la poésie de Torres-Recinos dans le récital qu'il nous a offert, accompagné de l'extraordinaire musicien Rodolfo Pino-Robles, au son de sa guitare, son charango et son cuatro.

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