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L'ancien directeur de l'APF inquiet des manipulations démocratiques L'ancien directeur de l'APF inquiet des manipulations démocratiques

L'ancien directeur de l'APF inquiet des manipulations démocratiques

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Après deux ans à la direction de l’Association des parents fransaskois (APF), Carol-Guillaume Gagné a remis sa démission au début de l’année. L’Eau vive a voulu recueillir les raisons qui ont poussé un deuxième directeur de l’APF à démissionner en deux ans.

Des services bilingues aux Archives provinciales Des services bilingues aux Archives provinciales

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REGINA - Dans le cadre de la Semaine des archives 2019, la Société historique de la Saskatchewan et les Archives provinciales de la Saskatchewan en ont profité pour annoncer la signature d’une entente de collaboration entre les deux organismes.

Gardons la tête froide ! Gardons la tête froide !

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Le mercredi 6 février à Saskatoon, une température de - 42,6°C battait le record pourtant vieux de 112 ans selon...
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Le nombre de cougars augmente dans les collines du Cyprès Le nombre de cougars augmente dans les collines du Cyprès

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Le nombre de cougars est à la hausse dans le parc interprovincial des collines Cyprès. Ce parc et la région environnante abritent possiblement la...
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Quand on fouille, on trouve ! Quand on fouille, on trouve !

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Leur présence majestueuse, se découpant sur l’horizon des plaines, leur a valu le surnom de sentinelles des Prairies. Symbole visuel de...
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Le Fil fransaskois

Loi 62: la condamnation de l’Ontario décryptée par des politologues

ONFR
Loi 62: la condamnation de l’Ontario décryptée par des politologues
La première ministre de l'Ontario, Kathleen Wynne. Crédit image: Maxime Delaquis
Jean-François Morissette

#Canada, #Ontario

TORONTO - Avec la campagne électorale qui arrive à grands pas en Ontario, la condamnation unanime par les députés de Queen’s Park de la Loi sur la neutralité religieuse du Québec n'est pas un geste anodin, estime une politologue. Selon elle, il s’agit d’un geste à saveur électoraliste.

JEAN-FRANÇOIS MORISSETTE
jmorissette@tfo.org | @JFMorissette72

Laure Paquette, enseignante à l’Université de Lakehead, estime que la manœuvre, initié par le Parti libéral de l’Ontario (PLO), se veut un geste pour séduire certaines tranches d’électeurs.

«Il y a des minorités religieuses qui vont être particulièrement rassurées par les propos tenus par Mme Wynne (...) C’est toujours inquiétant pour eux de voir pareil manifestation dans le pays qu'ils habitent», a-t-elle expliqué en entrevue avec #ONfr.

Mme Paquette note qu’il devait y avoir également une certaine volonté de la part de la première ministre de l’Ontario, Kathleen Wynne, de mettre le chef du Parti progressiste-conservateur (Parti PC) de l’Ontario, Patrick Brown, dans l'embarras face à une certaine tranche de son électorat, moins favorable aux accommodements raisonnables. 


«Il est possible qu’il y ait certains députés qui se soient exprimés par conviction pure, mais je les soupçonne tous d’être électoralistes parce qu’il y avait des points à marquer à divers niveaux avec des déclarations qui ne coûtent pas cher et qui peuvent aller chercher la faveur de beaucoup d’électeurs ontariens» - Laure Paquette

Mme Paquette convient également qu’il s’agit d’un événement très rare de voir une telle condamnation en chambre législative.

«Les commentaires sur les projets de loi des autres provinces sont généralement faits être applaudis (...), mais des déclarations de ce genre à l’Assemblée, c’est autre chose», souligne-t-elle.

Ceci dit, la politologue ne croit pas que cette sortie publique de Queen’s Park va nuire aux relations avec le Québec puisque les liens économiques entre les provinces voisines sont trop forts.

 

L’image de terre d’accueil

Caroline Andrew, politologue à l’Université d’Ottawa, ne doute pas qu’il y ait une volonté électoraliste de la part de Mme Wynne. Toutefois, elle estime qu’il y a plus dans le calcul politique de la première ministre ontarienne.

«Il y a surement des réelles préoccupations de la part de Mme Wynne, car son gouvernement fait beaucoup de publicités autour de l’immigration», a-t-elle expliqué.

Pour Mme Andrew, avec cette condamnation, la pre

Objectif dynamiser le tourisme francophone à Winnipeg

ONFR
Objectif dynamiser le tourisme francophone à Winnipeg
#ONfr

#Canada, #Francophonie

 

[REPORTAGE]

Depuis quelques mois, l’idée de développer le tourisme francophone à Winnipeg fait son chemin. Un projet bâti sur l'exemple des Cajuns en Louisiane. En déplacement dans le Manitoba, #ONfr a rencontré plusieurs acteurs de ce dossier.

 

 

Les multiples identités de Soukaina Boutiyeb

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Les multiples identités de Soukaina Boutiyeb
La présidente de l'ACFO Ottawa et directrice générale de l'AFFC, Soukaina Boutiyeb. Crédit image: Sébastien Pierroz
Sébastien Pierroz

#Canada, #Francophonie, #Ontario

[LA RENCONTRE D'ONFR] 

Depuis quelques semaines, Soukaina Boutiyeb cumule les fonctions de directrice générale de l’Alliance des femmes de la francophonie canadienne (AFFC) et présidente de l’Association des communautés francophones d’Ottawa (ACFO Ottawa). Arrivée du Maroc en 2004 à l'âge de 14 ans, elle revendique aujourd'hui pleinement ses identités à la fois canadienne, franco-ontarienne et marocaine. 

SÉBASTIEN PIERROZ
spierroz@tfo.org | @sebpierroz

«On vous connaît à titre de DG de l'AFFC et présidente de l'ACFO Ottawa. Quelles ont été les motivations à cet engagement pour la francophonie?

Mon engagement à la francophonie ne date pas de cette année, ni de l’année passée, mais de plusieurs années. Cela a commencé par le choix de mes parents de m’inscrire dans une école francophone, une fois arrivée en Ontario. Ensuite, je suis allée à l’université, en faisant des études universitaires plus axées sur l’international, précisément un baccalauréat en développement international et mondialisation. Je voulais être quelqu’un qui participe aux changements, aider une communauté, avec différents enjeux qu’on peut voir à l’international. Rapidement, je me suis rendue compte que ma communauté a aussi ses problématiques. Au lieu d’aller à l’international, je pouvais faire partie d’une solution qui est dans ma communauté.

Entre votre graduation et aujourd'hui, avez-vous été impliquée ailleurs?

J’avais travaillé au Centre d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (CALACS) d’Ottawa, à titre de bénévole, puis au Centre Espoir Sophie, et à Action ontarienne contre la violence faite aux femmes (AOcVF). J'ai aussi siégé sur le conseil d'administration de la Maison de l’Amitié, sur lequel je suis toujours. Donc, c’est une implication qui n’est pas venue du jour au lendemain.

Vous êtes aujourd’hui et depuis le mois d'avril, la directrice générale de l’AFFC. Pourquoi avoir choisi de vous impliquer dans la sécurité des femmes?

Quand on est une femme, on vit des discriminations, qui sont de chaque jour malheureusement. Venant du Maroc, qui est un pays considéré comme émergent, il faut dire que la réalité des femmes, la place des femmes, que ce soit en politique ou autre, est quand même peu avancée, voire précaire. Je viens avec le bagage de cette réalité. Quand je suis arrivée au Canada, je me suis rendue compte qu’il n’y avait pas une équité salariale ou politique. Les femmes au niveau du leadership ne sont pas autant visées qu’elles devraient l’être. Ce sont des choses qui m’ont interpellé.

À propos, on a vu cette semaine tout l’enjeu avec le #moiaussi pour dénoncer le harcèlement sexuel, cela vous a interpellé?

Qui ça n’interpelle pas? C’est un enjeu majeur dans notre société, le manque de dénonciation tant au Canada qu’à l’extérieur du

La Franco-Albertaine Chantal Monfette reçoit le prix Jean-Robert-Gauthier

ONFR
La Franco-Albertaine Chantal Monfette reçoit le prix Jean-Robert-Gauthier
De gauche à droite, la présidente de la FNCSF, Melinda Chartrand, Chantal Monfette et l'avocat, Mark Power. Crédit image: Benjamin Vachet
Benjamin Vachet

#Canada, #Francophonie, Vidéos

OTTAWA – Conseillère scolaire depuis 26 ans dans la région de Rivière-la-Paix, en Alberta, Chantal Monfette a reçu, vendredi 20 octobre, le prix Jean-Robert-Gauthier 2017.

BENJAMIN VACHET
bvachet@tfo.org | @BVachet

«C’est un grand honneur! Je suis émue et reconnaissante que mon conseil scolaire [le Conseil scolaire du Nord-Ouest n°1 - CSNO] ait soumis mon nom. Il y a tellement de gens impliqués qui font de belles choses que je ne pensais pas être choisie. C’est une bonne manière de conclure mon mandat», explique Mme Monfette à #ONfr.

La vice-présidente du CSNO a décidé de tirer sa révérence pour laisser la place à la relève.

«Le domaine de l’éducation en français me tient encore très à cœur, mais je pense qu’il est temps de laisser ma place à de nouvelles personnes avec de nouvelles idées. J’ai commencé au poste de conseillère scolaire quand mes enfants n’allaient même pas encore à l’école, aujourd’hui, je suis grand-mère!», sourit-elle.

 

C’est à la naissance de son deuxième garçon, en 1991, que Mme Monfette a été approchée pour devenir conseillère scolaire au sein du District scolaire de Saint Isidore. À l’époque, les francophones n’avaient pas encore leur propre gestion scolaire, ni de conseils scolaires régionaux francophones.

«Ce qui m’a convaincu, ce sont les parents qui m’ont approchée et qui m’ont fait confiance. Et puis, la francophonie fait partie de mes convictions personnelles. Ça a toujours été important pour moi de ne pas perdre ma langue. Et je pense que c’est important pour mes enfants, mes petits-enfants et tous les enfants de pouvoir aller à l’école en français. Aujourd’hui, même si mes garçons ont épousé des anglophones, leurs enfants vont à l’école française. J’ai donc dû être assez convaincante!»

 

Bataille pour la gestion scolaire

Vice-présidente du CSNO de 1996 à 1998, puis en 2010 et 2016, présidente du conseil scolaire de 2001 à 2009, puis de 2013 à 2016, Mme Monfette a vécu les moments difficiles où il a fallu se battre pour revendiquer la gestion scolaire par et pour les francophones.

«Avec le temps, on finit par oublier les défis que ça représentait. Mais ça n’a pas été facile de revendiquer auprès des députés et du gouvernement. Il y a eu des hauts et des bas, des joies et des grandes tristesses. Aujourd’hui, je suis fière de voir nos quatre conseils scolaires francophones.»

La lauréate du Prix Jean-Robert-Gauthier 2017 juge la situation actuelle de l’éducation en français positive en Alberta.

«Il y a toujours des défis, c’est sûr, notamment pour avoir les ressources financières adéquates et des infrastructures équivalentes aux écoles anglaises. C

Le commissaire aux langues officielles enquêtera sur l’entente Netflix

ONFR
Le commissaire aux langues officielles enquêtera sur l’entente Netflix
La ministre du Patrimoine canadien, Mélanie Joly. Crédit photo: Benjamin Vachet
Benjamin Vachet

#Canada, #Francophonie

OTTAWA – Le Commissariat aux langues officielles (CLO) du Canada mènera une enquête pour déterminer si le gouvernement du Canada a respecté ses obligations linguistiques en signant son entente avec Netflix.

BENJAMIN VACHET
bvachet@tfo.org | @BVachet

Les ennuis de la ministre du Patrimoine canadien, Mélanie Joly, sur l’entente décriée avec Netflix ne sont peut-être pas terminés. Selon ce qu’a appris #ONfr, le commissariat aux langues officielles du Canada a reçu deux plaintes et a décidé de mener une enquête sur ce dossier.

Les plaignants estiment que le gouvernement fédéral a négligé de prendre des mesures positives pour promouvoir le français en signant une entente qui ne comprend aucune obligation linguistique pour Netflix.

La ministre du Patrimoine canadien, Mélanie Joly, avait présenté cette entente avec le géant américain au moment du dévoilement de la nouvelle politique culturelle du gouvernement fédéral, fin septembre.

 

Une entente encore floue

Bien que tous les détails ne soient pas encore connus, l’entente prévoit, selon la ministre, un investissement dans des productions originales canadiennes de 500 millions $ sur les cinq prochaines années et une enveloppe additionnelle de 25 millions $ pour la mise en place d’une stratégie «de développement du marché pour le contenu et la production francophones, y compris dans les communautés francophones minoritaires».

Mais de ces 500 millions $, aucune obligation n’a été imposée à Netflix d’investir dans du contenu francophone, au Québec ou dans les communautés francophones de l’extérieur de la Belle province.

Selon les plaignants, le ministère du Patrimoine canadien aurait dû obtenir des garanties et un pourcentage quant à la part des 500 millions $ qui sera allouée au contenu francophone.

Selon les informations de #ONfr, le double discours de la ministre Joly concernant l’enveloppe de 25 millions $ pour une stratégie de développement du marché pour le contenu et la production francophones, dont il est difficile de savoir si elle concernera aussi les francophones de l’extérieur du Québec, a pesé dans leur motivation de déposer une plainte.

 

Le débat sur les juges bilingues reprend à la Chambre des communes

ONFR
Le débat sur les juges bilingues reprend à la Chambre des communes
La Cour suprême du Canada. Courtoisie Sénat
Benjamin Vachet

#Canada, #Francophonie

OTTAWA – Le projet de loi du député néo-démocrate, François Choquette, visant à rendre le bilinguisme obligatoire pour les juges de la Cour suprême du Canada a repris, le jeudi 19 octobre. Ses chances d’aboutir sont toutefois très minces.

BENJAMIN VACHET
bvachet@tfo.org | @BVachet

Du côté du gouvernement, comme du côté conservateur, on loue la volonté derrière le projet de loi de M. Choquette, mais on ne semble pas vouloir l’appuyer.

«C’est un projet de loi important qui reflète les valeurs que nous partageons tous à la Chambre des communes, mais l’accent est mal placé. Il serait plus utile de renforcer les capacités bilingues des cours supérieurs, car cela augmenterait le bassin de juges bilingues», a lancé le député québécois de Ville-Marie-Le Sud-Ouest-Île-des-Sœurs, Marc Miller.

Un avis appuyé par son collègue David Lametti, reprenant les arguments développés par le premier ministre Justin Trudeau dans sa lettre d’opinion d’août 2016 dans laquelle il assurait que dorénavant, les juges à la Cour suprême du Canada nommés seraient bilingues.

«La loi n’est pas toujours la plus efficace pour résoudre un problème et je pense que dans ce cas-ci, elle n’est ni souhaitable ni nécessaire. Nous avons mis en place un nouveau processus de nomination qui fait du bilinguisme un critère primordial et qui a déjà fait ses preuves avec le juge Malcom Rowe.»

Bilingue, le juge Malcom Rowe a été nommé à la Cour suprême du Canada il y a un an selon le nouveau processus mis en place par le gouvernement libéral.

Le député conservateur de St. Albert-Edmonton, Michael Cooper, juge, pour sa part, que le projet de loi de M. Choquette s’attaque à un problème qui n’existe pas.

«La Cour suprême du Canada offre déjà des services et des communications dans les deux langues officielles. Depuis sa création, il n’y a pas eu un seul cas d’erreur à cause d’un problème d’interprétation. De plus, si ça arrivait, il y aurait des recours possibles.»


«Ce projet de loi est bien intentionné, mais il va créer des problèmes, notamment en réduisant le bassin de bons candidats. Les capacités linguistiques ne devraient pas prendre le pas sur les compétences, les connaissances et l’expérience en droit.» - Michael Cooper, député conservateur  

Actuellement, on compte huit juges bilingues sur neuf à la Cour suprême du Canada. Seul le juge Michael Moldaver utilise les services de traduction simultanée.

 

Guy Caron ironise

Le porte-parole en matière de langues officielles, François Choquette, a repris le flam

Plan d’action pour les langues officielles: l’anxiété gagne les organismes

ONFR
Plan d’action pour les langues officielles: l’anxiété gagne les organismes
La ministre du Patrimoine canadien, Mélanie Joly. Crédit image: Archives #ONfr
Benjamin Vachet

#Canada, #Francophonie, #Ontario

OTTAWA – Attendus cet automne, les détails du prochain Plan d’action pour les langues officielles seront finalement connus cet hiver. Un délai qui suscite une certaine inquiétude chez les organismes francophones dont les attentes sont très élevées et la situation précaire pour beaucoup.

BENJAMIN VACHET
bvachet@tfo.org | @BVachet

Depuis le 1er septembre, l’organisme porte-parole des radios communautaires francophones de l’Ontario a dû déménager. Le Mouvement des intervenants en communications radio de l'Ontario (MICRO) a désormais ses bureaux dans le sous-sol du domicile de sa directrice générale, Marie-Gaëtane Caissie.

Mme Caissie est aujourd’hui la seule employée de l’organisme qui a vu son budget renouvelé par le gouvernement fédéral pour cinq ans, le 1er mars 2017, mais sans augmentation toutefois.

«On reçoit le même montant depuis 15 ans alors que tout a augmenté. Notre budget actuel ne nous permet pas de couvrir toutes nos dépenses. Aujourd’hui, on ne peut plus se permettre de payer un loyer et nos radios membres ont accepté de nous verser une contribution jusqu’à la fin de l’année fiscale pour nous aider.»

MICRO faisait pourtant partie des organismes en bonne santé ces dernières années, grâce à plusieurs projets qui lui ont permis de compter jusqu’à 7 employés par le passé.

«Mais dans les derniers 18 mois, on a proposé une vingtaine de projets dont la majorité a été rejetée.»

La situation du MICRO est la même que celle de beaucoup d’organismes francophones en milieu minoritaire qui doivent compter sur des projets ponctuels pour assurer leur survie. Aujourd’hui, tous attendent avec impatience le prochain Plan d’action pour les langues officielles.


«On entretient quelque chose qui est en train de mourir à petit feu. Tous les organismes ne pourront pas continuer.» - Marie-Gaëtane Caissie, MICRO

«Ce qu’on espère, c’est une augmentation de l’enveloppe et que soit ajoutée une partie consacrée spécifiquement au développement et à l’épanouissement des communautés. Beaucoup de responsabilités du gouvernement, comme les garderies par exemple, ont abouti dans la cour des organismes communautaires sans que ceux-ci disposent des moyens adéquats. On ne demande pas la charité, mais juste les moyens pour bien faire notre travail.»

 

Engagement public

Les détails du prochain Plan d’action pour les langues officielles devaient être connus cet automne. Mais finalement il faudra attendre l’hiver pour en savoir plus.

Le président de la Fédération des communautés francophones et acadienne (FCFA) du Canada, Jean Johnson, prône la patience.

«Si c’est pour arriver avec un meilleur résultat, alors on va patienter. Nous avons transmis notre message: il faut une augmentation de l’enveloppe de financement et plus de programmes de dév

L’Ontario, terre de défis et d’opportunités pour la communauté camerounaise

ONFR
L’Ontario, terre de défis et d’opportunités pour la communauté camerounaise
André Gallo Azambou et son épouse. Crédit image: Gracieuseté
Benjamin Vachet

#Canada, #Francophonie, #Ontario

[TÉMOIGNAGES]

De Windsor à Ottawa, en passant par Sudbury, ils sont plusieurs Camerounais à préférer l’Ontario au Québec comme nouvelle terre d’accueil. Mais les défis sont nombreux pour ces nouveaux arrivants.

BENJAMIN VACHET
bvachet@tfo.org | @BVachet

En 2016, ils étaient 2 110 Camerounais à devenir résidents permanents au Canada, dont 150 d’entre eux en Ontario, selon les chiffres d’Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC).

Les motivations des immigrants du Cameroun ne sont pas toutes les mêmes. À 49 ans, Henri Wandji a laissé derrière lui son Douala natal il y a quatre ans pour ses deux enfants.

«On voulait s’assurer de leur réussite et de leur épanouissement. Quand je travaillais au Cameroun, je voyageais beaucoup et voyais bien que ce n’était pas facile.»

Depuis deux ans, M. Wandji travaille à Innovapost, comme informaticien. En juillet, il est devenu citoyen canadien.

Originaire de la capitale camerounaise, Yaoundé, Gaëlle Nkuipou a choisi Ottawa depuis 2013. À tout juste 30 ans, cette jeune camerounaise avait déjà connu les défis de l’immigration avant d’atterrir dans la capitale du Canada.

«J’étais partie à Dubaï pour aller à l’université. J’ai passé sept ans là-bas et ai commencé à y travailler. Mais comme expatriée, originaire du Cameroun, ce n’était pas toujours facile. J’ai donc décidé d’aller au Canada, un pays développé, où les lois et les règles sont respectées et où on peut trouver de l’aide en cas de besoin.»

[caption id="attachment_30137" align="aligncenter" width="355"] Gaëlle Nkuipou. Crédit image: Gracieuseté[/caption]

Titulaire d’un diplôme en commerce électronique, Mme Nkuipou fait partie des histoires à succès que compte le Canada. Depuis quatre ans, elle travaille comme administratrice au sein de l’entreprise de Xerox, Docushare. Mais tout n’a pas toujours été facile.

«C’était difficile de s’intégrer à la communauté. Les gens étaient dans leur coin, c’était à moi d’aller vers eux. À certains moments, j’ai pensé repartir. Mais aujourd’hui, j’ai plus d’amis et ma sœur m’a rejoint en 2015.»

 

Des associations pour aider

À Windsor, la communauté camerounaise a trouvé la parade pour lutter contre le risque d’isolement. Depuis 2009, l’Association des Camerounais du Sud-Ouest de l’Ontario (ACSOO) aide les nouveaux arrivants d’origine camerounaise à s’établir dans la région.

«On les aide dans leurs démarches administratives, à trouver un logement… À la création de l’association, on s’était rendu compte que beaucoup se sentaient perdus quand ils arrivaient dans la région et que certains préféraient même repartir au Québec», ex

Des données probantes pour améliorer le bilinguisme

ONFR
Des données probantes pour améliorer le bilinguisme
Wendy Carr et Sharon Lapkin. Crédit image: Benjamin Vachet
Benjamin Vachet

#Canada, #Francophonie

OTTAWA – L’organisme Canadian Parents for French (CPF) a publié, le vendredi 13 octobre, son rapport 2017 L’état de l’enseignement du français langue seconde au Canada dans lequel il préconise plusieurs mesures pour améliorer les capacités bilingues des Canadiens.

BENJAMIN VACHET
bvachet@tfo.org | @BVachet

Alors que le gouvernement Trudeau s’était notamment donné comme objectif, dans sa plateforme électorale 2015, de promouvoir et de favoriser le bilinguisme à travers le Canada, CPF lance un message au gouvernement fédéral et à ses homologues des provinces et territoires.

Dans son édition 2017 de L’état de l’enseignement du français langue seconde au Canada, l’organisme insiste sur la nécessité d’avoir des données probantes et des recherches pédagogiques adéquates pour favoriser les bonnes pratiques d’apprentissage du français.

«La mission de Canadian Parents for French est d’améliorer l’accès aux cours de français langue seconde pour tous les enfants du Canada. Les possibilités sont très différentes d’une province à l’autre, notamment en ce qui concerne les possibilités d’immersion. Mais il existe plusieurs façons de devenir bilingue. En faisant de la recherche sur les autres approches, comme le programme de français de base qui concerne la majorité des jeunes Canadiens ou le programme intensif de français, cela peut aider les régions où les programmes d’immersion ne sont pas disponibles», explique Wendy Carr, coprésidente du comité national de soutien à la recherche et vice-doyenne de la formation des enseignants à la Faculté d’éducation de l’Université de la Colombie-Britannique.

«On veut que ce rapport et ses recommandations servent les gens sur le terrain pour qu’ils puissent revendiquer auprès des décideurs» - Wendy Carr

Également coprésidente du comité national de soutien à la recherche et membre du conseil d’administration de CPF, Sharon Lapkin insiste sur l’importance de ces données.

«Il y a une pénurie importante de recherches sur les programmes de français langue seconde autres que l’immersion. Si bien qu’on ne connaît pas bien les résultats de chaque programme, ce qui est pourtant fondamental si on veut les améliorer.»

 

Un portrait linguistique différent

Ce manque de connaissances favorise les mythes, regrette Mme Carr, qui explique, par exemple, que contrairement aux idées reçues, les élèves qui apprennent déjà l’anglais comme langue seconde peuvent aussi parallèlement réussir dans les programmes de français langue seconde.

Une information d’autant plus importante que l’augmentation de l’immigration depuis les années 70 a multiplié les cas d’élèves pour qui aucune des deux langues officielles n’est la langue maternelle. Un phénomène dont l’impact direct est une tendance à favoriser l’unique apprentissage de l’anglais, langue majoritaire, au détriment du français.

«Des fois, l

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