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L’histoire des droits linguistiques et scolaires passée au crible L’histoire des droits linguistiques et scolaires passée au crible

L’histoire des droits linguistiques et scolaires passée au crible

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REGINA - Mercredi 24 avril en soirée, dans l’auditorium du Carrefour Horizons à Regina, quatre panélistes chevronnés sont revenus sur l’évolution des droits linguistiques et scolaires des Fransaskois.

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Des idées qui voyagent

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REGINA - Du 26 avril au 1er mai, les deux ambassadeurs de la tournée Bonjour my Friend! étaient de passage en Saskatchewan pour parler bilinguisme et dualité linguistique.

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Immigration francophone: des chiffres stables en milieu minoritaire

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Immigration francophone: des chiffres stables en milieu minoritaire
Crédit photo: Archives #ONfr
Sébastien Pierroz

#Canada, #Francophonie

OTTAWA - À défaut de connaître le grand coup de barre attendu, l’immigration francophone en milieu minoritaire se stabilise. Voilà les conclusions de la partie «immigration» des chiffres du recensement de 2016, dévoilés mercredi 25 octobre par Statistique Canada.  

SÉBASTIEN PIERROZ
spierroz@tfo.org | @sebpierroz

Parmi les immigrants installés à l’extérieur du Québec de 2011 à 2016, quelque 1,4 % étaient de langue maternelle française. Un chiffre en très légère augmentation par rapport à 2011 (1,3 %) et 2006 (0,9 %).

Sans surprise, la grande majorité de ces immigrants n’ont ni le français, ni l’anglais comme langue maternelle (80,7 %).

Selon les données, force est d’admettre que l’anglais a été la première langue officielle priorisée parmi les immigrants hors Québec sur cette même période. Seuls 2,6 % d’entre eux ont le français comme première langue officielle parlée (contre 2,7 % sur la période précédente). Très loin derrière l’anglais qui demeure la première langue officielle pour 86,2 % des immigrants.

La francophonie en contexte minoritaire serait plus inclusive, d’après les chiffres. Quelque 12,8 % de ces francophones ne sont pas nés au Canada. Une donnée en augmentation, si l’on compare à 2006 où ils n’étaient que 9,9 % à se définir comme immigrant.

 

Le vent de l’Ouest pour l’immigration

Autre indication du recensement de 2016 avec la lentille de l’immigration: l’Ontario n’est plus la destination rêvée pour les nouveaux arrivants. S’ils étaient 55,9 % à avoir choisi cette province comme terre d’accueil en 2001, la proportion passe à 39 % en 2016.

La raison? L’attrait des provinces des Prairies. Le pourcentage des nouveaux immigrants en Alberta passe ainsi de 6,9 % en 2001 à 17,1 %, quinze ans plus tard. Le Manitoba et la Saskatchewan connaissent aussi un bond. Les deux provinces représentent aujourd’hui 9,2 % de l’immigration au Canada, contre 2,8 % en 2001.

Des résultats en somme peu surprenants dans la lignée de ceux divulgués au mois de février par Statistique Canada. L’agence fédérale soulignait alors la croissance démographique très forte dans l’Ouest du Canada.

Si l’Asie demeure le principal continent d’arrivée des immigrants (61,8 %), l’Afrique compte de plus en plus, dépassant dorénavant l’Europe. Entre 2011 et 2016, ils étaient même 13,4 % parmi les nouveaux arrivants sur le sol canadien.

 

Vers 30 % d’immigrants en 2030?

Enfin, avec une proportion de 21,9 % d’immigrants, le Canada fait mieux qu’en 2006 (19,8 %) et 2011 (20,6 %), et se rapproche même des chiffres du recensement de 1921 (22,3 %).

Selon les projections de Statistique Canada, la proportion de la population canadienne née à l’étranger pourrait se situer entre 24,5 % et 30 % en 2030.

 

Plus de détails à venir...

 

Loi 62: la condamnation de l’Ontario décryptée par des politologues

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Loi 62: la condamnation de l’Ontario décryptée par des politologues
La première ministre de l'Ontario, Kathleen Wynne. Crédit image: Maxime Delaquis
Jean-François Morissette

#Canada, #Ontario

TORONTO - Avec la campagne électorale qui arrive à grands pas en Ontario, la condamnation unanime par les députés de Queen’s Park de la Loi sur la neutralité religieuse du Québec n'est pas un geste anodin, estime une politologue. Selon elle, il s’agit d’un geste à saveur électoraliste.

JEAN-FRANÇOIS MORISSETTE
jmorissette@tfo.org | @JFMorissette72

Laure Paquette, enseignante à l’Université de Lakehead, estime que la manœuvre, initié par le Parti libéral de l’Ontario (PLO), se veut un geste pour séduire certaines tranches d’électeurs.

«Il y a des minorités religieuses qui vont être particulièrement rassurées par les propos tenus par Mme Wynne (...) C’est toujours inquiétant pour eux de voir pareil manifestation dans le pays qu'ils habitent», a-t-elle expliqué en entrevue avec #ONfr.

Mme Paquette note qu’il devait y avoir également une certaine volonté de la part de la première ministre de l’Ontario, Kathleen Wynne, de mettre le chef du Parti progressiste-conservateur (Parti PC) de l’Ontario, Patrick Brown, dans l'embarras face à une certaine tranche de son électorat, moins favorable aux accommodements raisonnables. 


«Il est possible qu’il y ait certains députés qui se soient exprimés par conviction pure, mais je les soupçonne tous d’être électoralistes parce qu’il y avait des points à marquer à divers niveaux avec des déclarations qui ne coûtent pas cher et qui peuvent aller chercher la faveur de beaucoup d’électeurs ontariens» - Laure Paquette

Mme Paquette convient également qu’il s’agit d’un événement très rare de voir une telle condamnation en chambre législative.

«Les commentaires sur les projets de loi des autres provinces sont généralement faits être applaudis (...), mais des déclarations de ce genre à l’Assemblée, c’est autre chose», souligne-t-elle.

Ceci dit, la politologue ne croit pas que cette sortie publique de Queen’s Park va nuire aux relations avec le Québec puisque les liens économiques entre les provinces voisines sont trop forts.

 

L’image de terre d’accueil

Caroline Andrew, politologue à l’Université d’Ottawa, ne doute pas qu’il y ait une volonté électoraliste de la part de Mme Wynne. Toutefois, elle estime qu’il y a plus dans le calcul politique de la première ministre ontarienne.

«Il y a surement des réelles préoccupations de la part de Mme Wynne, car son gouvernement fait beaucoup de publicités autour de l’immigration», a-t-elle expliqué.

Pour Mme Andrew, avec cette condamnation, la pre

Objectif dynamiser le tourisme francophone à Winnipeg

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Objectif dynamiser le tourisme francophone à Winnipeg
#ONfr

#Canada, #Francophonie

 

[REPORTAGE]

Depuis quelques mois, l’idée de développer le tourisme francophone à Winnipeg fait son chemin. Un projet bâti sur l'exemple des Cajuns en Louisiane. En déplacement dans le Manitoba, #ONfr a rencontré plusieurs acteurs de ce dossier.

 

 

Les multiples identités de Soukaina Boutiyeb

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Les multiples identités de Soukaina Boutiyeb
La présidente de l'ACFO Ottawa et directrice générale de l'AFFC, Soukaina Boutiyeb. Crédit image: Sébastien Pierroz
Sébastien Pierroz

#Canada, #Francophonie, #Ontario

[LA RENCONTRE D'ONFR] 

Depuis quelques semaines, Soukaina Boutiyeb cumule les fonctions de directrice générale de l’Alliance des femmes de la francophonie canadienne (AFFC) et présidente de l’Association des communautés francophones d’Ottawa (ACFO Ottawa). Arrivée du Maroc en 2004 à l'âge de 14 ans, elle revendique aujourd'hui pleinement ses identités à la fois canadienne, franco-ontarienne et marocaine. 

SÉBASTIEN PIERROZ
spierroz@tfo.org | @sebpierroz

«On vous connaît à titre de DG de l'AFFC et présidente de l'ACFO Ottawa. Quelles ont été les motivations à cet engagement pour la francophonie?

Mon engagement à la francophonie ne date pas de cette année, ni de l’année passée, mais de plusieurs années. Cela a commencé par le choix de mes parents de m’inscrire dans une école francophone, une fois arrivée en Ontario. Ensuite, je suis allée à l’université, en faisant des études universitaires plus axées sur l’international, précisément un baccalauréat en développement international et mondialisation. Je voulais être quelqu’un qui participe aux changements, aider une communauté, avec différents enjeux qu’on peut voir à l’international. Rapidement, je me suis rendue compte que ma communauté a aussi ses problématiques. Au lieu d’aller à l’international, je pouvais faire partie d’une solution qui est dans ma communauté.

Entre votre graduation et aujourd'hui, avez-vous été impliquée ailleurs?

J’avais travaillé au Centre d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (CALACS) d’Ottawa, à titre de bénévole, puis au Centre Espoir Sophie, et à Action ontarienne contre la violence faite aux femmes (AOcVF). J'ai aussi siégé sur le conseil d'administration de la Maison de l’Amitié, sur lequel je suis toujours. Donc, c’est une implication qui n’est pas venue du jour au lendemain.

Vous êtes aujourd’hui et depuis le mois d'avril, la directrice générale de l’AFFC. Pourquoi avoir choisi de vous impliquer dans la sécurité des femmes?

Quand on est une femme, on vit des discriminations, qui sont de chaque jour malheureusement. Venant du Maroc, qui est un pays considéré comme émergent, il faut dire que la réalité des femmes, la place des femmes, que ce soit en politique ou autre, est quand même peu avancée, voire précaire. Je viens avec le bagage de cette réalité. Quand je suis arrivée au Canada, je me suis rendue compte qu’il n’y avait pas une équité salariale ou politique. Les femmes au niveau du leadership ne sont pas autant visées qu’elles devraient l’être. Ce sont des choses qui m’ont interpellé.

À propos, on a vu cette semaine tout l’enjeu avec le #moiaussi pour dénoncer le harcèlement sexuel, cela vous a interpellé?

Qui ça n’interpelle pas? C’est un enjeu majeur dans notre société, le manque de dénonciation tant au Canada qu’à l’extérieur du

La Franco-Albertaine Chantal Monfette reçoit le prix Jean-Robert-Gauthier

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La Franco-Albertaine Chantal Monfette reçoit le prix Jean-Robert-Gauthier
De gauche à droite, la présidente de la FNCSF, Melinda Chartrand, Chantal Monfette et l'avocat, Mark Power. Crédit image: Benjamin Vachet
Benjamin Vachet

#Canada, #Francophonie, Vidéos

OTTAWA – Conseillère scolaire depuis 26 ans dans la région de Rivière-la-Paix, en Alberta, Chantal Monfette a reçu, vendredi 20 octobre, le prix Jean-Robert-Gauthier 2017.

BENJAMIN VACHET
bvachet@tfo.org | @BVachet

«C’est un grand honneur! Je suis émue et reconnaissante que mon conseil scolaire [le Conseil scolaire du Nord-Ouest n°1 - CSNO] ait soumis mon nom. Il y a tellement de gens impliqués qui font de belles choses que je ne pensais pas être choisie. C’est une bonne manière de conclure mon mandat», explique Mme Monfette à #ONfr.

La vice-présidente du CSNO a décidé de tirer sa révérence pour laisser la place à la relève.

«Le domaine de l’éducation en français me tient encore très à cœur, mais je pense qu’il est temps de laisser ma place à de nouvelles personnes avec de nouvelles idées. J’ai commencé au poste de conseillère scolaire quand mes enfants n’allaient même pas encore à l’école, aujourd’hui, je suis grand-mère!», sourit-elle.

 

C’est à la naissance de son deuxième garçon, en 1991, que Mme Monfette a été approchée pour devenir conseillère scolaire au sein du District scolaire de Saint Isidore. À l’époque, les francophones n’avaient pas encore leur propre gestion scolaire, ni de conseils scolaires régionaux francophones.

«Ce qui m’a convaincu, ce sont les parents qui m’ont approchée et qui m’ont fait confiance. Et puis, la francophonie fait partie de mes convictions personnelles. Ça a toujours été important pour moi de ne pas perdre ma langue. Et je pense que c’est important pour mes enfants, mes petits-enfants et tous les enfants de pouvoir aller à l’école en français. Aujourd’hui, même si mes garçons ont épousé des anglophones, leurs enfants vont à l’école française. J’ai donc dû être assez convaincante!»

 

Bataille pour la gestion scolaire

Vice-présidente du CSNO de 1996 à 1998, puis en 2010 et 2016, présidente du conseil scolaire de 2001 à 2009, puis de 2013 à 2016, Mme Monfette a vécu les moments difficiles où il a fallu se battre pour revendiquer la gestion scolaire par et pour les francophones.

«Avec le temps, on finit par oublier les défis que ça représentait. Mais ça n’a pas été facile de revendiquer auprès des députés et du gouvernement. Il y a eu des hauts et des bas, des joies et des grandes tristesses. Aujourd’hui, je suis fière de voir nos quatre conseils scolaires francophones.»

La lauréate du Prix Jean-Robert-Gauthier 2017 juge la situation actuelle de l’éducation en français positive en Alberta.

«Il y a toujours des défis, c’est sûr, notamment pour avoir les ressources financières adéquates et des infrastructures équivalentes aux écoles anglaises. C

Le commissaire aux langues officielles enquêtera sur l’entente Netflix

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Le commissaire aux langues officielles enquêtera sur l’entente Netflix
La ministre du Patrimoine canadien, Mélanie Joly. Crédit photo: Benjamin Vachet
Benjamin Vachet

#Canada, #Francophonie

OTTAWA – Le Commissariat aux langues officielles (CLO) du Canada mènera une enquête pour déterminer si le gouvernement du Canada a respecté ses obligations linguistiques en signant son entente avec Netflix.

BENJAMIN VACHET
bvachet@tfo.org | @BVachet

Les ennuis de la ministre du Patrimoine canadien, Mélanie Joly, sur l’entente décriée avec Netflix ne sont peut-être pas terminés. Selon ce qu’a appris #ONfr, le commissariat aux langues officielles du Canada a reçu deux plaintes et a décidé de mener une enquête sur ce dossier.

Les plaignants estiment que le gouvernement fédéral a négligé de prendre des mesures positives pour promouvoir le français en signant une entente qui ne comprend aucune obligation linguistique pour Netflix.

La ministre du Patrimoine canadien, Mélanie Joly, avait présenté cette entente avec le géant américain au moment du dévoilement de la nouvelle politique culturelle du gouvernement fédéral, fin septembre.

 

Une entente encore floue

Bien que tous les détails ne soient pas encore connus, l’entente prévoit, selon la ministre, un investissement dans des productions originales canadiennes de 500 millions $ sur les cinq prochaines années et une enveloppe additionnelle de 25 millions $ pour la mise en place d’une stratégie «de développement du marché pour le contenu et la production francophones, y compris dans les communautés francophones minoritaires».

Mais de ces 500 millions $, aucune obligation n’a été imposée à Netflix d’investir dans du contenu francophone, au Québec ou dans les communautés francophones de l’extérieur de la Belle province.

Selon les plaignants, le ministère du Patrimoine canadien aurait dû obtenir des garanties et un pourcentage quant à la part des 500 millions $ qui sera allouée au contenu francophone.

Selon les informations de #ONfr, le double discours de la ministre Joly concernant l’enveloppe de 25 millions $ pour une stratégie de développement du marché pour le contenu et la production francophones, dont il est difficile de savoir si elle concernera aussi les francophones de l’extérieur du Québec, a pesé dans leur motivation de déposer une plainte.

 

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