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27 mars 2017
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Réactions mitigées au décès de Fidel Castro

Auteur: Presse Canadienne/26 novembre 2016/Catégories: Politique

Justin Trudeau et Fidel Castro aux funérailles de son père Pierre Elliott Trudeau

Justin Trudeau et Fidel Castro aux funérailles de son père Pierre Elliott Trudeau

Fidel Castro, le père de la Révolution cubaine, est mort à l'âge de 90 ans.

C'est son frère Raul, actuel président, qui en a fait l'annonce tard le vendredi 25 novembre 2016, à la télévision d'État.

Après la révolution, qui a mené au reversement du régime Batista, en 1959, Fidel Castro avait embrassé le communisme de style soviétique. Il a défié le pouvoir de 10 présidents

Le révolutionnaire barbu, qui a survécu à plusieurs tentatives d'assassinat, s'éteint huit ans après que son état de santé l'ait forcé à remettre officiellement le pouvoir à son jeune frère, en 2008.

Fidel Castro est né le 13 août 1926 à Biran, dans la province d'Oriente. Il a eu cinq frères et soeurs ainsi qu'une demi-soeur et un demi-frère.

Il a étudié en droit pour ensuite s'intéresser à la politique. Il s'est alors mis à dénoncer les injustices sociales pour ensuite joindre un groupe militant à La Havane.

En 1948, à 22 ans, il s'est marié mais a divorcé 7 ans plus tard. Il a par la suite eu plusieurs compagnes. Fidel Castro est le père de six fils et d'une fille, nés de plusieurs unions.

Conformément à sa volonté, la dépouille de Fidel Castro sera incinérée dès samedi. Des funérailles nationales auront lieu le 4 décembre, après neuf jours de deuil national.

Quelques événements et dates clés:

-Après avoir tenté de mener une révolte infructueuse contre le dictateur Fulgencio Batista, il fut emprisonné en 1953 pour ensuite être relâché en 1955.

-Avec l'aide du commandant Che Guevara, il formera un groupe de révolutionnaires et renversera le régime de Batista en 1959, pour devenir, à l'âge de 32 ans, le plus jeune chef d'Amérique latine.

-En 1960, quelques mois après avoir pris le pouvoir, le "Lider Maximo" nationalise des raffineries de pétrole américaines et exproprie presque toutes les entreprises américaines.

-Washington bannit toutes exportations vers Cuba, autre que la nourriture et les médicaments.

- Janvier 1961, les États-Unis décident leurs relations diplomatiques avec Cuba. Leurs intérêts sont alors défendus par l'ambassade de Suisse à La Havane, tandis que l'ambassade de Tchécoslovaquie défend les intérêts cubains à Washington.

-En 1961, Fidel Castro proclame le caractère socialiste de Cuba. La même année, c'est l'échec de la tentative de débarquement à la Baie des cochons, d'exilés cubains anticastristes soutenus par la CIA.

-En 1962, le président Kennedy interdit toute importation en provenance de Cuba.

-En octobre 1962, c'est la crise des missiles. Moscou retire ses fusées de l'île, et en échange, le président américain John F. Kennedy convient de ne pas envahir Cuba.

-En mars 1968, le gouvernement de Castro prend possession de presque toutes les entreprises privées.

- En 1980, c'est l'exode de Mariel: Cuba annonce que n'importe qui peut quitter l'île, 125 000 Cubains partiront.

- En décembre 1991, la chute de l'URSS porte un coup très dur à l'économie du pays.

- En février 2008, Fidel Castro démissionne et remet officiellement le pouvoir à son jeune frère Raul.

Trudeau accueille la mort de Castro avec une "profonde tristesse"

Justin Trudeau a profité de sa tribune au Sommet de la Francophonie, à Madagascar, pour évoquer le décès de Fidel Castro, qu'il a qualifié "d'ami de longue date du Canada et de (sa) famille".

Le premier ministre a salué les liens "forts" entre le Canada et Cuba et transmis ses condoléances tant aux proches de l'ex-président cubain qu'à son peuple.

Dans une déclaration écrite qu'il a fait paraître quelques instants plus tard, M. Trudeau a poussé la note, affirmant avoir appris la mort du révolutionnaire "avec une profonde tristesse", saluant les progrès réalisés en éducation et en soins de santé lorsque le pays était sous sa gouverne.

S'il a concédé qu'il s'agissait "d'une figure controversée", il a néanmoins soutenu que tous "reconnaissaient son amour et son dévouement immenses envers le peuple cubain".

M. Trudeau a justement conclu une visite à Cuba il y a dix jours, où il a rencontré l'actuel président cubain Raul Castro, mais n'a pu voir son frère Fidel en raison de son état de santé fragile.

Le père de Justin Trudeau, Pierre Elliott, avait tissé une relation très proche avec Fidel Castro, qu'il considérait comme un ami.

Un des candidats à la direction du Parti conservateur du Canada, Maxime Bernier, s'est dit scandalisé par la réaction du premier ministre canadien.

"Je n'arrive pas à croire que notre (premier ministre) exprime une 'profonde tristesse' et considère comme un 'ami' un dictateur méprisable qui a tué et emprisonné des milliers d'innocents et exilé plus d'un million de personnes et qui a gardé son pays pauvre avec ses politiques communistes absurdes, a brimé la liberté d'expression, a persécuté les homosexuels", a-t-il affirmé sur son compte Twitter.

M. Bernier a conclu sa réaction d'un "c'est révoltant".

Barack Obama tend la main

Réagissant samedi matin, le président sortant des États-Unis, Barack Obama, a dit que son gouvernement "tendait la main en guise d'amitié au peuple cubain" alors que celui-ci doit faire le deuil de son héros national.

Il a affirmé par voie de communiqué que l'histoire se souviendrait de Fidel Castro et "de l'impact énorme" de cette personnalité singulière.

S'il a noté que les relations entre les États-Unis et Cuba ont été marquées, pendant près de six décennies, par "des désaccords politiques profonds", Barack Obama a insisté sur le fait qu'il avait travaillé fort "pour laisser le passé derrière".

Le président désigné Donald Trump avait plus tôt utilisé les réseaux sociaux pour écrire cette brève déclaration: "Fidel Castro est mort!"

À Miami, en Floride, la réaction a été tout autre, alors que la mort de Fidel Castro a provoqué des manifestations de joie dans la communauté cubaine.

Dans la Petite Havane, des milliers de personnes sont descendues dans la rue, en pleine nuit, pour célébrer le décès du révolutionnaire et ancien dictateur du pays.

Sur la Calle Ocho, la communauté cubaine, dont plusieurs membres ont dû fuir Cuba, agitait des drapeaux cubains et jubilait au son de la musique salsa. Les automobilistes klaxonnaient et criaient "Cuba libre".

La police de Miami a dû bloquer l'accès à d'autres rues pour éviter des débordements.

À l'échelle mondiale

Plusieurs leaders mondiaux ont pour leur part salué de façon positive la vie de Fidel Castro.

Le président chinois, Xi Jinping, a soutenu que le dirigeant communiste avait "fait des contributions historiques immortelles pour le développement du socialisme dans le monde".

Dans un télégramme transmis à Raul Castro, le pape François a fait part de son "sentiment de chagrin". Le souverain pontife a lui-même signé le télégramme alors que de tels messages sont généralement envoyés par le secrétaire d'État du Vatican.

L'ancien président de l'ex-Union soviétique Mikhail Gorbatchev a déclaré que Fidel Castro a fait tout son possible "pour détruire le système colonial du 20e siècle".

Le président russe Vladimir Poutine a qualifié Fidel Castro "d'exemple inspirant de plusieurs pays et nations", rappelant qu'il était "un ami sincère et fidèle de la Russie".

Le président du Salvador, Sanchez Ceren, s'est dit profondément attristé de la mort "de son ami et éternel compagnon".

Le président mexicain Enrique Pena Nieto a souligné que Fidel Castro était un ami du Mexique, "respectueux du dialogue et de la solidarité".

Le gouvernement espagnol a rappelé que Fidel Castro était une figure "d'une énorme importance historique".

Le président vénézuélien Nicolas Maduro a rappelé le départ il y a 60 ans de Fidel Castro du Mexique, accompagné de son frère Raul et de dizaines de partisans pour entamer la révolution cubaine.

Cecilia Maelstrom, membre de la Commission européenne responsable des relations commerciales entre l'Union européenne et les États-Unis, s'est quant à elle montrée critique quant à l'héritage laissé par le révolutionnaire cubain. "Fidel Castro était un dictateur qui a opprimé son peuple pendant 50 ans. (Il est) étrange d'entendre tous les éloges (à son égard) dans les médias aujourd'hui", a-t-elle écrit sur Twitter.

À Miami, les Cubains célèbrent

La mort de l'ancien président cubain Fidel Castro a provoqué des manifestations de joie dans la communauté cubaine de Miami, en Floride.

Dans la Petite Havane, des milliers de personnes sont descendues dans la rue, en pleine nuit, pour célébrer le décès du révolutionnaire.

Sur la Calle Ocho, la communauté cubaine, dont plusieurs membres ont du fuir Cuba, agitait des drapeaux cubains et jubilait au son de la musique salsa. Les automobilistes klaxonnaient et criaient "Cuba libre".

La police de Miami a dû bloquer l'accès à d'autres rues pour éviter des débordements.

Plusieurs leaders mondiaux ont par ailleurs salué de façon positive la vie de Fidel Castro.

Le président chinois, Xi Jinping, a soutenu que le dirigeant communiste avait "fait des contributions historiques immortelles pour le développement du socialisme dans le monde".

Le professeur Léo Paul Lauzon vante l'héritage laissé par Fidel Castro

Le professeur québécois et fervent défenseur de la révolution cubaine, Léo-Paul Lauzon, salue l'héritage laissé par Fidel Castro, à ses yeux le "plus grand politicien du siècle dernier".

Au lendemain de la mort du héros national cubain, décédé à l'âge de 90 ans, M. Lauzon s'est remémoré en entrevue à La Presse canadienne sa rencontre avec Fidel Castro, dans les années 90, qu'il qualifie "d'un des plus beaux souvenirs" de sa vie.

Celui qui enseigne aujourd'hui la comptabilité à l'Université du Québec à Montréal (UQAM) n'hésite pas à vanter "le grand succès" qu'a été, selon lui, la révolution cubaine menée de front par le "comandante" à la fin des années 50.

De nombreux indicateurs le prouvent aujourd'hui, relève-t-il, notamment les statistiques relatives à l'éducation, la santé, l'espérance de vie, soit "tout ce qui assure à l'individu une égalité des chances et une vraie liberté".

Rejetant les critiques à l'égard de gouvernement qualifié par plusieurs de dictature, M. Lauzon n'a que de bons mots pour le legs laissé par Fidel Castro. Il a notamment souligné le "courage" de l'ancien premier ministre canadien Pierre Elliott Trudeau, qui a tissé un lien d'amitié avec le révolutionnaire malgré l'embargo imposé à l'île des Caraïbes par les Américains.

"Voilà le signe d'un premier ministre canadien qui est vraiment souverain, et qui n'est pas le pantin de gouvernement américain. Je félicite pour ça Pierre Elliott Trudeau et Justin (Trudeau) récemment, de s'être rendu à Cuba."

La mort de Fidel Castro survient une dizaine de jours après la visite du premier ministre canadien en sol cubain. Alors qu'il était encore un bébé, Justin Trudeau avait rencontré le controversé leader cubain durant la visite de son père.

Le premier ministre canadien n'a pas pu renouveler l'expérience dernièrement, mais a toutefois rencontré l'actuel président cubain et frère du héros révolutionnaire, Raul Castro. Le "lider maximo" avait dû se retirer de la scène politique il y a plusieurs années en raison de son état de santé.

"Quelle simplicité! Il allait vers le monde, se rappelle M. Lauzon. Quelle plume aussi et quel orateur!"

 

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